Tatoo Girl

Brooke Stevens


Paru en 2003 aux éditions « Le livre de poche » collection thriller

Traduit de l'anglais par Anne Mornet




4e de couverture



À deux heures du matin, dans le hall désert d'un centre commercial de l'Ohio, un veilleur de nuit découvre une jeune fille étendue par terre. Inerte, aphone et anonyme, elle est tatouée de la tête aux pieds…

Tatoo Girl est une course-poursuite hallucinée dans la nuit noire de l'Amérique profonde, une histoire de possession, envoûtante, lumineuse et sombre, où se mêlent inextricablement pureté et perversion, bien et mal, beauté et cruauté.

Lucy, Emma, le nain Pidge, Maître Howard ou le pasteur Joe, tous meurtris, cassés dans leur enfance par un abandon, une violence ou un handicap, suivent leur voie, chaotiquement, en quête de transcendance, à la recherche frénétique du beau absolu.

Un grand roman sur la perte de l'innocence originelle.


Mon avis



Il y a des livres dont vous savez dès les premières pages que vous n'allez pas en sortir indemne… Tatoo Girl est de ceux-la. On dit que chacun a sa part d'ombre… Celle des personnages de ce roman est immense. Mais ce livre est loin d'être manichéen, dans chacun de ces êtres persistes une lumière, vacillante pour certains, prête à repousser l'obscurité pour d'autres.

C'est dans cette obscurité, là où se cache la folie des gens, que Brooke Stevens nous invite à suivre Emma, Lucy et les autres protagonistes de ce récit. C'est un voyage hallucinant où l'on croise des personnages fantasques, extravagants, et chacun d'eux, aussi décalé soit-il, est exactement à sa place. L'auteur réussit le tour de force de nous entraîner dans la folie des hommes sans qu'à aucun moment on ne perde pied avec la réalité.

C'est dense, poignant, ça a la beauté du mal. Méfiez-vous, la noirceur de l'encre qui a imprimé ce roman pourrait bien vous laisser des traces indélébiles. Comme un tatouage.

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