Taddeuz et le collier aztèque


Marie-Françoise Chevalier Le Page






4e de couverture :
Taddeuz a treize ans.
À sa majorité, il succédera à sa maman, la regrettée grande reine du Tadjasthan. Auparavant, il poursuit ses études sur une île au nord de l’Écosse, dans un pensionnat dont la spécialité est de former les futurs dirigeants, en les envoyant par groupe de six en mission à l’étranger.
C’est ainsi qu’ils apprennent, sur le terrain, les matières fondamentales, le travail en équipe, et la réalité de la vie en société. Une première mission conduit de 90 jours Taddeuz et ses amis au Mexique, avec leurs kalongs, à la recherche d’un très ancien collier aztèque composé d’un métal aux propriétés exceptionnelles dont la formule a été perdue.
Poursuivi par d’horribles tueurs à la solde d’un dangereux et puissant collectionneur avide de s’accaparer du précieux bijou, Taddeuz va découvrir qu’il possède un don très particulier grâce auquel il pourra sauver ses cinq camarades de classe, en particulier sa très chère amie Altaïr, et retrouver la trace de la parure disparue.
Au cours de cette mission, tous auront été confrontés à des situations si incroyables qu’à son retour, Taddeuz décidera, malgré le désaccord de son père le régent, d’en faire le récit en publiant ses mémoires.
Ses propos ont été retranscrits par Marie-Françoise Chevalier Le Page.


Mon avis :
Un collège pas ordinaire, six adolescents que le hasard (ou la décision des professeurs) réunit, une mission pour laquelle ils sont livrés à eux-mêmes en guise de programme pédagogique… Tels sont les ingrédients de cette aventure rehaussée d’un brin de fantastique qui nous entraîne sur les traces des civilisations précolombiennes.
S’adressant aux jeunes lecteurs, ce roman modernise les codes du genre en proposant une version 2.0 des bandes d’enfants qui vivent une histoire d’adulte. Je ne peux m’empêcher de faire un rapprochement avec les lectures de mes 10-12 ans : Le club des cinq, Le clan des sept, Alice détective… Ces livres qui nous faisaient rêver, frissonner de peur quand les héros étaient en danger, et nous réjouir avec eux lorsqu’ils réussissaient… Qui nous faisaient grandir aussi, par les thèmes abordés, par les valeurs d’entraide et d’amitié qu’ils enseignaient.
Marie-Françoise Chevalier Le Page poursuit cette tradition avec belle plume, mêlant habilement les aspects plus didactiques à une aventure pleine de suspense et de rebondissements. L’écriture ne cède pas à la facilité, et c’est tant mieux ! Taddeuz et le collier aztèque est un roman jeunesse qui ne prend pas les enfants pour des demeurés. À l’heure où Hachette bannit le participe passé des romans d’Enid Blyton (série Le club des cinq), après avoir, au fil des rééditions, remplacé les mots jugés désuets (comme grommeler, par exemple), supprimer les bavardages et considérations échangés par les jeunes héros de la série… bref, à l’heure où certains éditeurs pensent qu’appauvrir le langage, c’est rendre service aux jeunes lecteurs, un roman comme Taddeuz est un joli pavé dans la mare de ces vendeurs de littérature au rabais !
Dans ce roman où le mystère n’oublie pas la poésie, l’auteure utilise un vocabulaire riche, une langue nuancée ; elle ne craint pas d’utiliser des mots venus d’autres pays, d’autres civilisations ; elle parle de choses que les enfants ne connaissent pas forcément, elle les emmène vers des sujets qui ne leur sont pas familiers… Mais n’est-ce pas ça, aussi, la littérature ? Le plaisir de la découverte ?

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