Six fourmis blanches


Sandrine Collette





4e de couverture :
Le mal rôde depuis toujours dans ces montagnes maudites. Mathias le sait, lui « le sacrificateur » chargé d’éloigner les mauvais esprits des villages. Bien sûr, ces superstitions font sourire Lou et ses compagnons, randonneurs impatients d’arpenter les crêtes enneigées. Et pourtant… Égarés dans une effroyable tempête, terrifiés par la mort de l’un d’entre eux, ils vont voir leurs certitudes se dissoudre, une à une, dans la peur.


Mon avis :
Six fourmis blanches est à ce jour le meilleur thriller de mes lectures 2018. Bon, je sais, lu en janvier, l’année ne fait que commencer, et des bons livres, il y en aura d’autres. Enfin, j’espère ! Quoi qu’il en soit, celui-ci place la barre très haut sur mon échelle d’appréciation, et à mon avis, il va être dur à rattraper !
D’abord, parce qu’il est extrêmement bien construit, d’une efficacité redoutable et d’une précision millimétrique. L’auteure nous emmène exactement où elle veut, quand elle veut. Le roman débute avec deux histoires parallèles ; on sait qu’elles vont forcément se télescoper, mais on ignore quand et comment… Il faut attendre le dernier quart du livre pour découvrir ce qui les relie.
Ensuite, parce que Sandrine Collette explore la peur de l’intérieur, sans chercher le brusque sursaut qui nous fera crier d’effroi, mais en distillant son poison au plus profond, là où les réactions se font viscérales, où l’on oublie toute humanité. Elle ne cherche pas à nous effrayer, mais nous oblige à marcher sur un fil, entre réalité et subconscient. Elle nous renvoie aux peurs primales, à nos ancêtres préhistoriques, et d’un coup de plume, remet en question le vernis qui fait de nous des êtres civilisés.
Les fourmis blanches sont une équipe de randonneurs perdue dans une tempête en montagne.
Six fourmis blanches, c’est une balade dont vous ne reviendrez pas indemne…

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