Retour en terre

Jim Harrison
(traduit de l’anglais par Brice Matthieussent)



4e de couverture :

Donald, métis Chippewa-Finnois de 45 ans, souffre d’une sclérose en plaques. Prenant conscience que personne ne sera capable de transmettre à ses enfants l’histoire de leur famille après sa mort, il commence à la dicter à sa femme Cynthia. Il dévoile ainsi, entre autres, sa relation à un héritage spirituel unique et l’installation de ses aïeux dans le Michigan voilà trois générations. Pendant ce temps, autour de lui, ses proches luttent pour l’accompagner vers la mort avec la dignité qui l’a caractérisé toute sa vie.
Jim Harrison écrit sur le cœur de ce pays comme personne, sur le pouvoir cicatrisant de la Nature, le lien profond entre la sensualité et le spirituel et les plaisirs qui élèvent la vie jusqu’au sublime.

Mon avis :

Dire que j’ai aimé ce roman serait le réduire à bien peu, au regard de sa profondeur. Jim Harrison possède cet incroyable talent de vous clouer à votre fauteuil d’une plume aussi légère que puissante. Ses mots ont le poids de la terre et la douceur d’une brise, la chaleur d’un feu de cheminée et la fraîcheur des Grands Lacs du nord de l’Amérique. Il n’a nul besoin de grandes descriptions pour vous faire sentir le paysage dans lequel évoluent ses personnages, tout est là, en quelques phrases, et vous y êtes aussi.
Ce récit à quatre voix parle de la mort et du deuil, sans aucun pathos, avec justesse et sensibilité. Au-delà de ce thème central, c’est aussi de notre rapport avec la nature dont il est question. De son aspect physique, sensuel, et de sa dimension spirituelle. C’est aussi une histoire de famille, celle qui nous a été donnée et celle que l’on s’est choisie. Le tissage en est si serré qu’on a du mal à en distinguer la chaîne de la trame, mais l’étoffe en est magnifique. Retour en terre est un livre qui résonne encore longtemps après qu’on en ait refermé la dernière page et j’en viens à regretter de ne pas avoir assez lu Jim Harrison. J’aurais aimé lui dire toute mon admiration…

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