Les visages

Jesse Kellerman
Traduit de l’anglais par Julie Sibony
Grand Prix des lectrices de Elle 2010



4e de couverture :
La plus grande œuvre d’art jamais créée dort dans les cartons d’un appartement miteux. Ethan Muller, un galeriste new-yorkais décide aussitôt d’exposer ces étranges tableaux, qui mêlent à un décor torturé d’innocents portraits d’enfants. Le succès est immédiat, le monde crie au génie. Mais un policier à la retraite croit reconnaître certains visages : ceux d’enfants victimes de meurtres non résolus…
Jesse Kellerman, né en 1978 à Los Angeles, a étudié la psychologie à Harvard. Il est le fils des écrivains Jonathan et Faye KellermanLes visages, son premier roman, a été élu meilleur thriller de l’année par le Guardian.
« Si vous n’avez pas encore lu Jesse Kellerman, ne perdez pas une seconde. »
Harlan Coben


Mon avis :
Le narrateur nous avertit dès les premières pages : il n’est pas auteur de romans policiers, il est marchand d’art… Et c’est ce qui fait toute la force de ce roman.
Loin des standards du genre, plus qu’à une enquête, c’est à une véritable introspection qu’on assiste. Lorsque Ethan Muller découvre ces cartons remplis de dessins, dont l’auteur a disparu, il ignore encore que la passion que lui suscitent ces œuvres va tourner à l’obsession et l’obliger à remettre en question ses propres convictions. Juste après le succès du vernissage de son exposition d’une petite partie des dessins, il reçoit l’appel d’un flic à la retraite qui lui apprend que la pièce centrale de l’œuvre représente les portraits d’enfants assassinés plusieurs décennies auparavant.
Victor Cracke, le talentueux dessinateur, est-il un criminel ?
Partagé entre son désir de protéger son artiste et sa volonté de découvrir la vérité, Ethan va peu à peu délaisser son travail, sa maîtresse, et quelques certitudes sur sa propre existence et certains aspects de sa personnalité. Et pour bien comprendre, il faudra remonter en arrière sur plusieurs générations…
S’il y a une chose qui apparaît clairement, dans ce roman, c’est que son auteur, Jesse Kellerman, n’a pas séché ses cours de psychologie ! Ses descriptions des personnages sont absolument réussies, tant du point de vue de leur aspect physique que de celui de leur fonctionnement, leur façon de penser en phase avec leur condition, leur métier, leur classe sociale. Les lectrices de Elle ne se sont pas trompées en lui décernant le Grand Prix, c’est un Grand Roman !
À part deux ou trois approximations de la traduction dans l’avant-dernier chapitre du livre, j’ai vraiment été séduit par la lecture de cet excellent thriller. Je vous le conseille vivement.


Cinq étoiles sur mon barème personnel.

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