Les ombres silencieuses


Mari Jungstedt
Traduit du suédois par Maximilien Stadler et Lucile Clauss.



4e de couverture :
Un matin brumeux sur l’île de Gotland.
Le corps massacré d’un photographe marginal a été retrouvé dans sa cave.
Le commissaire Knutas, encore marqué par la série de meurtres de l’année précédente, croit d’abord à une querelle d’ivrognes qui aurait mal tourné. Il ignore qu’il vient de lever le voile d’une ténébreuse affaire. Non loin de là, la jeune Fanny, livrée à elle même, est la proie d’un homme mûr et respecté de tous.
Dans le huis clos de l’île, Knutas se fraie un chemin entre les ombres silencieuses. Ses soupçons vont le conduire là où il n’aurait jamais cru trouver l’horreur : juste à côté de lui.


Ancienne journaliste et productrice d’émissions d’information pour la télévision, Mari Jungstedt vit à Stockholm. Sa série policière mettant en scène le commissaire Anders Knutas l’a propulsée au premier rang des écrivains suédois de romans policiers.


Mon avis :
Je découvre cet auteur scandinave avec ce roman et je me sens tout de suite plongé dans… un roman policier scandinave ! Bien sûr, il y a les noms souvent difficilement mémorisables parce qu’on ignore la façon de les prononcer, les lieux aussi, mais surtout, cette ambiance particulière qu’on retrouve chez pas mal des écrivains venus du froid. À tel point que j’ai parfois l’impression qu’ils ont formé une espèce de club avec un pot commun où chacun vient pêcher ce dont il a besoin. Et à la sortie, beaucoup finissent par se ressembler…
Les ombres silencieuses propose une bonne histoire, plutôt solide et bien construite, mais pour moi, il a comme un arrière-goût de déjà-vu. Non pas que la trame me rappelle un autre roman, elle est assez originale, mais c’est tout le reste, l’ambiance, comme je le disais, les personnages qui me semblent interchangeables avec d’autres flics croisés dans d’autres romans…
Mais je dois admettre que j’ai le sentiment que la traduction ne met pas vraiment l’écriture de Mari Jungstedt en valeur. J’ai été gêné, à quatre ou cinq occasions, par quelques maladresses qui me paraissaient plus être inculpables à une interprétation approximative qu’à l’auteur.
Il reste que ce roman est plaisant à lire, mais qu’il ne me laissera pas une impression inoubliable.

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