L'envol des Faucons


Mark Zellweger




PARTENARIAT ÉDITIONS EAUX TROUBLES


4e de couverture :
Suite à la crise libyenne, Mark Walpen a complété son entreprise de consulting en marketing par un département de géostratégie : le Sword. Celui-ci, devenu le seul service secret non gouvernemental, indépendant et neutre, est renforcé par une unité de combattants issus des meilleures forces spéciales du monde, on les appelle les « Faucons ».
Une prise d’otage a lieu. En même temps, une série d’attentats touche différentes ambassades européennes, créant ainsi la panique. Ces événements sont revendiqués par une mystérieuse « Armée de Libération Arabe ».
Les « Faucons » traquent les auteurs de cette vague d’attentats et recherchent surtout leurs têtes pensantes de l’Égypte à Dubaï en passant par Oman et Montreux.
Entre géopolitique, espionnage et action, Mark Zellweger nous fait vivre une succession d’aventures palpitantes.
Mark Zellweger
Spécialiste de stratégie marketing dans l’industrie internationale et de géostratégie auprès de certains services secrets pendant de longues années, il est aujourd’hui auteur de plusieurs thrillers à succès. Son expérience unique lui permet d’emmener ses lecteurs au cœur d’aventures toujours crédibles et palpitantes.


Mon avis :
Pour inaugurer ce partenariat avec les éditions Eaux Troubles, j’ai choisi de lire le roman de Mark Zellweger, L’envol des Faucons. Je ne connaissais pas l’auteur, et j’ai lu peu de romans d’espionnage. C’était donc quasiment une double découverte, pour moi.
Depuis Guillaume Tell, ma route ne m’avait pas donné l’occasion de croiser des héros suisses, c’est donc avec une certaine curiosité que je me suis penché sur cette histoire dont les principaux protagonistes revendiquent cette nationalité. Et j’en ai appris beaucoup sur le fonctionnement politique de ce pays dont je ne connaissais pas grand-chose en dehors de son horlogerie réputée et de ce qui se raconte à propos de ses banques inviolables. Mais la trame de cette histoire nous emmène bien au-delà des frontières helvétiques, les espions travaillant rarement sur le territoire pour lequel ils officient…
L’envol des Faucons m’a très vite convaincu, le dosage entre l’aspect politique et le travail sur le terrain est parfait. L’auteur se base sur la situation géopolitique mondiale pour tisser sa fiction, et ça la rend terriblement crédible. Les personnages sont attachants, mais j’aurais parfois aimé qu’ils soient un peu plus fouillés. Cela dit, c’est le premier roman d’une série, j’imagine qu’ils prendront plus de profondeur au fil des épisodes. L’histoire en elle-même est fort bien menée et entraîne le lecteur à tourner les pages. Le suspense est là, tout au long de l’aventure, et l’alternance entre les intrigues politiques et les actions des hommes (et femmes) de terrain maintient l’intérêt.
Le plus de ce roman, c’est d’avoir fait des acteurs de cette histoire les membres d’une agence privée, neutre, et possédant une éthique. Ce ne sont pas des mercenaires qui ne travaillent que pour l’argent, mais des personnes de convictions. Ce choix permet une plus grande latitude pour en faire des personnages nuancés, et c’est ce qui me fait dire que dans les tomes suivants, ils ne peuvent que se découvrir un peu plus.
Le moins : s’il y a quelque chose qui m’a gêné dans ce livre, c’est ce que j’appelle des « émoticônes textuelles ». Les dialogues sont parfois émaillés de locutions non verbales du style « rire », « sourire », et autres trucs du même genre. Que l’emploi des émoticônes se soit développé sur les forums de discussion, je peux le comprendre, j’en utilise moi-même, mais dans un roman, ça me laisse une impression désagréable, comme si l’auteur doutait de ma faculté à comprendre l’humour des situations, à me servir de mon imaginaire pour prolonger son récit…
Malgré ce détail qui ne dérangera peut-être pas d’autres lecteurs, L’envol des Faucons est un roman que les amateurs du genre apprécieront à coup sûr, pour la précision des descriptions du contexte géopolitique et la qualité de l’intrigue.

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