Le vertige de la chute

Une enquête de Leonid McGill
par Walter Mosley
Traduit de l’anglais (américain) par Oristelle Bonis



4e de couverture :
Leonid McGill a été engagé pour retrouver quatre hommes dont il ne connaît que les noms qu’ils se donnaient, adolescents, dans la rue. Son client refuse de dire pour quelles raisons il les recherche, mais après tout ce n’est pas le problème de McGill, qui honore son contrat.
Quand ils sont assassinés l’un après l’autre, McGill comprend, en même temps que les sinistres desseins de son employeur, qu’il pourrait bien être le prochain sur la liste. Tandis qu’il tente de sauver sa peau, tout en se débattant pour maintenir son couple à flot et empêcher son fils de sombrer dans la délinquance, d’anciens « amis » de la mafia l’obligent à exécuter un contrat…
Des hautes sphères de la finance aux bas-fonds de la pègre, dans un New York plus interlope que jamais, Walter Mosley débrouille tous ces fils avec un brio et un style inimitables.
Walter Mosley a écrit plus de vingt-cinq romans, dont la série des Easy Rawlins, et reçu le PEN USA Lifetime Achievement Award. Il vit actuellement à New York. Le vertige de la chute est la première d’une série d’enquêtes de détective Leonid McGill, publiées chez Jacqueline Chambon.


Mon avis :
Je ne sais pas qui, chez l’éditeur français, a choisi le titre (The long fall, en anglais), mais franchement, je ne lui tire pas mon chapeau. Le vertige de la chute, ça sonne un peu creux ! Mais bon, si on s’arrête au titre, on risque de passer à côté de pas mal de bouquins sympas.
Celui-ci l’est, sympa, mais il ne fera pas partie pour autant de mes coups de cœur. J’ai bien aimé l’histoire et la façon dont elle est racontée, et dans l’ensemble, on accroche bien au récit, mais je l’ai trouvé parfois un peu bavard. Est-ce parce que c’est le premier d’une série et que l’auteur tient à nous en apprendre le plus possible sur son héros ? Il y a, à mon goût, trop de digressions, des passages où McGill raconte sa vie, et ça donne plutôt l’impression que ce livre est le énième d’une série dont on n’a pas lu les précédents opus et que toutes ces périphrases sont des références à d’autres enquêtes. Ça n’apporte rien à l’histoire en cours et on se demande même si Walter Mosley n’est pas en train de tirer à la ligne…
La quatrième de cout nous promet une balade dans les « hautes sphères de la finance, les bas-fonds de la pègre, dans un New York plus interlope que jamais… » Personnellement, je suis un peu resté sur ma faim ! Je n’ai pas vraiment ressenti la ville, et son côté interlope est plus esquissé que réellement raconté. Certes, on y rencontre des gens fortunés et des gangsters, mais comme plongée, j’ai déjà vu mieux.
Ce livre est dans la lignée des grands classiques, les histoires de privés à la Raymond Chandler ou Dashiell HammettLe personnage est un de ces héros torturés par un sombre passé et un présent familial pas de plus réjouissant. C’est normal, les Américains adorent les héros torturés ! Moi, ils commencent à me fatiguer, à force… Heureusement, comme je l’ai dit plus haut, l’histoire tient bien la route et au bout du compte, j’ai plutôt eu du plaisir à la lecture de ce polar de bonne facture. Mais sincèrement, je ne suis pas sûr que je me lancerai dans la suite des aventures de Leonid McGill. S’il y en a un qui me tombe dans les mains, je ne le rejetterais pas, mais je ne vais pas courir après.
Mais si vous aimez le genre, alors pourquoi pas ? Walter Mosley a un sacré style et il sait emmener ses lecteurs.

Aucun commentaire: