Le groupe P


Maurice Dubosson



Présentation de l’éditeur :
Les espèces disparaissent…
L’homo sapiens va disparaître…
La Terre va disparaître…
Notre univers va disparaître… un jour.
Pourtant la chaîne de vie se bat désespérément pour survivre et accroître son libre arbitre !
Est-ce un combat absurde et inutile… ou bien est-on en droit d’espérer qu’un message éternel puisse émerger pour justifier tous ces efforts ?
Le groupe P peut-il apporter une réponse à ces questions ?


Mon avis :
Ce n’est pas la présentation de l’éditeur qui m’a donné envie de lire ce livre, mais plutôt ce que dit Maurice Dubosson de lui-même, de ses interrogations, de ses passions.
Maurice Dubosson est un médecin passionné par la génétique et la philosophie. Pour l’instant, il estime que la science n’a pas encore apporté d’explications suffisamment crédibles pour expliquer la Vie dans sa globalité. Pendant toute son existence, il a essayé de trouver des réponses à ses interrogations.
C’est donc avec beaucoup d’attentes que je me suis plongé dans ce roman de fiction qui pose des questions sur des éléments essentiels de notre vie : l’intelligence, la pensée, la communication, la vie-même tant dans son aspect biologique que philosophique… De ce point de vue, ce récit est passionnant pour tous ceux qui cherchent à comprendre ce qui nous entoure au-delà de la simple existence matérielle.
Je dois cependant avouer que j’ai eu un peu de mal à rentrer dans ce bouquin. Dans son premier tiers, l’écriture m’a paru un peu forcée, trop appliquée, comme celle d’un bon élève qui veut rendre sa copie sans la moindre faute. Ce qui n’empêche pas de trouver quelques passages inutilement didactiques qui auraient, à mon goût, plus leur place dans un essai (l’auteur en a écrit) que dans un roman. C’est très bien construit, mais ça manque d’âme (ce qui n’est certainement pas le cas de l’auteur). Il faut néanmoins reconnaître que malgré ce style un peu trop académique à mon goût, le romancier évite l’écueil d’un vocabulaire trop recherché, de mots inusités, tout en gardant une richesse de vocabulaire plaisante. Par la suite, on dirait que la plume se libère un peu, que l’écrivain lâche la rampe, apportant du même coup une certaine dose de plaisir aux lecteurs. Ce « lâcher-prise » conduit d’ailleurs (en de rares occasions) à quelques petites erreurs, une ponctuation mal maîtrisée, une répétition qui aurait pu être évitée…

Pour conclure, si ce livre m’a un peu déçu d’un point de vue littéraire, j’ai beaucoup aimé sa lecture pour les questions qu’il pose, les réflexions qu’il inspire. L’histoire, aussi, est plutôt intéressante et ne lasse jamais le lecteur. Je le conseille à tous ceux qui partagent les mêmes interrogations que Maurice Dubosson, qu’elles concernent les origines de la pensée ou l’avenir de l’humanité.

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