La chute des géants

Le siècle T1
de Ken Follett



4e de couverture :
À la veille de la guerre de 1914-1918, les grandes puissances vivent leurs derniers moments d’insouciance.
Bientôt la violence va déferler sur le monde. De l’Europe aux États-Unis, du fond des mines du Pays de Galles aux antichambres du pouvoir soviétique, en passant par les tranchées de la Somme, cinq familles vont se croiser, s’unir, se déchirer.
Passions contrariées, jeux politiques et trahisons…
Cette fresque magistrale explore toute la gamme des sentiments à travers le destin de personnages exceptionnels… Billy et Ethel Williams, Lady Maud Fitzherbert, Walter von Ulrich, Gus Dewar, Grigori et Lev Pechkov vont braver les obstacles pour s’aimer, pour survivre, pour tenter de changer le monde.
Entre saga historique et roman d’espionnage, intrigues amoureuses et lutte des classes, ce premier volet du Siècle raconte une vertigineuse épopée où l’aventure et le suspense rencontrent le souffle de l’histoire.


Mon avis :
On s’en doute, derrière Ken Follett se cache une véritable machine à fabriquer des best-sellers. Une équipe documentaliste performante, une ligne éditoriale éprouvée, une technique narrative bien rodée… Mais il n’y a pas à dire, c’est sacrément efficace !
L’auteur de « Les piliers de la terre » reprend, dans cette trilogie « le siècle », le style très cinématographique qui a fait son succès : de longues pages pour nous présenter un par un les personnages qui paraissent n’avoir aucun lien entre eux, puis des chapitres où il va de l’un à l’autre, les rapprochant jusqu’à la rencontre finale. La longue liste de personnages (cinq pages en début de volume) pourrait effrayer plus d’un lecteur, mais on s’y retrouve sans difficulté au fil des pages grâce à une psychologie des individus facilement mémorisable.
La longueur du roman, 1 030 pages avec une police de petite taille, pourrait aussi rebuter, mais on est pris dès les premières lignes. Les descriptions de lieux, des personnages, des événements, sont précises et les rappels, lorsqu’un des protagonistes a disparu de la narration depuis un certain nombre de pages nous aident le resituer dans le récit. Les effets narratifs sont très visuels, rapprochant encore l’écriture du cinéma ou des séries télévisées. Ceux qui aiment l’Histoire ne seront pas déçus, la documentation est de qualité, le roman s’appuie sur des trames historiques solides, mais ça reste un roman et l’auteur prend quelques libertés avec la vérité et ça participe aussi au plaisir de lecture.
« Tout ça, c’est bien beau, me direz-vous, mais t’en penses quoi ? »
Et bien, c’est comme certaines séries télévisées, on n’est pas dupe, on sait que c’est calculé au plus juste pour plaire au plus grand nombre, que rien n’est laissé au hasard, que c’est un pur produit marketing, mais qu’est-ce qu’on aime ça ! C’est un peu comme ces gâteaux industriels qu’on achète en sachant très bien que c’est bourré de produits pas vraiment conseillés, mais on les trouve si délicieux…
Alors, comme il n’y a pas de mal à se faire plaisir, laissez-vous aller !

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