Kaïken

Jean-Christophe Grangé

 


4e de couverture :

Quand le soleil levant devient un soleil noir,
Quand le passé devient aussi tranchant qu’une lame nue,
Quand le Japon n’est plus un souvenir, mais un cauchemar,
Alors, l’heure du kaïken a sonné.
    « Grangé explore la face sombre et sanguinaire de l’âme nippone et réussit un thriller puissant. » (Hubert Lizé, Le Parisien)



Mon avis :

Si vous aimez le thriller, alors vous connaissez forcément Jean-Christophe Grangé. Et si, pour quelques obscures raisons, vous êtes passé à côté, il est temps de vous y mettre avec cet excellent Kaïken. Du moins, si vous n’avez pas le cœur trop sensible, parce qu’un roman de Grangé, c’est de l’adrénaline en intraveineuse, et question densité, vous vous le prenez en pleine poire, et ça laisse des marques… Aucun temps mort dans ce récit sombre comme un jour de pluie à Paris. On navigue dans la crasse urbaine des autos et des usines, et dans la crasse des relations qui s’effritent, se pourrissent de l’intérieur sans que l’on comprenne vraiment à quel moment la gangrène s’est installée.
Chez Grangé, les personnages ne sont jamais tout blanc ou tout noir. Ils ont tous leur côté obscur, leur passé lourd comme un après-midi orageux, dont on ne sait jamais quand ça va craquer. Dans Kaïken, leurs histoires personnelles ressurgissent avec la violence d’un fait divers, et il leur faudra affronter le passé pour combattre les dangers présents.
Olivier, le personnage central, est amoureux du Japon. Pas celui d’aujourd’hui, champion de la technologie de pointe, mais celui d’hier, des samouraïs et de tous les mythes qui tournent autour. Sa femme est japonaise, elle déteste la culture de son pays et ses traditions… Le couple est en plein divorce. Olivier est flic. Il court après un tueur en série qui s’en prend à des femmes enceintes. Il se sent d’autant plus concerné que, comme lui, le meurtrier vient de l’assistance publique. Un matin, sa femme découvre le cadavre d’un petit singe écorché dans son frigo, déposé comme un fœtus. Olivier croit qu’il s’agit de l’œuvre de celui que la presse surnomme « l’accoucheur ». Mais il réalise très vite qu’il se trompe. Et cette nouvelle affaire va l’obliger à réviser pas mal de ses idées sur le Japon et sur sa femme.
Je ne connais pas tous les titres de Jean-Christophe Grangé, mais parmi ceux que j’ai lus, Kaïken est pour moi l’un des meilleurs. Les presque cinq-cents pages se lisent très rapidement, tellement il est difficile d’en décrocher. L’écriture est précise, aucun mot n’est en trop, et l’ensemble vous entraîne avec la puissance d’un fleuve. Pour moi, un polar noir à ne pas manquer !

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