Il sera une fois

Southeast Jones
(Sema Éditions – 19 mars 2016)




4e de couverture :
Il sera une fois vous invite à rêver demain : de l’humain au surhumain, de notre insignifiante petite planète aux confins de l’univers et au-delà, Southeast Jones vous convie à découvrir ses visions d’avenir au travers de quinze contes étranges, drôles ou inquiétants.
Ces histoires hors du commun vous fourniront nombre de réflexions sur les futurs possibles imaginés par l’auteur : quelle serait votre réaction si vous appreniez qu’il y a bien une vie après la mort ? Qui est ce Père Noël un peu bizarre que l’on voit le 24 décembre sur Carabistouille IV ? Quelles pourraient être les conséquences de la victoire des mutants contre le genre humain ? Quelles traces garde-t-on quand on a été avalé par un ogre ? Que faire si, pour sauver la Terre, il fallait détruire l’Humanité ?
S’inspirant du « Golden Age of science-fiction », l’auteur vous ouvre grand les portes de ses univers.

Mon avis :
Comme indiqué juste au-dessus, Southeast Jones s’inspire du « Golden Age of science-fiction »… Un goût que je partage volontiers avec lui. À tel point, d’ailleurs, que la lecture de « Barbares », la nouvelle qui ouvre ce bouquin, m’a un peu agacé. Je n’avais pas lu dix lignes que j’en avais déjà imaginé la suite ! Ça m’a un peu gâché le plaisir de la fin, mais dans le même temps, ça m’a permis de réaliser que Southeast Jones et moi, on avait sûrement croisé les mêmes extraterrestres, navigué dans les mêmes galaxies… Je n’avais plus qu’à me laisser emporter à travers les autres récits. Et je dois dire que je n’ai pas été déçu du voyage !
Bien entendu, il s’agit d’un recueil de nouvelles, alors forcément, il y en a que j’ai préférées, et ce ne sera pas forcément les mêmes pour d’autres que moi, mais n’est-ce pas toujours le cas, quand on lit un recueil ?
Quand je dis qu’il y en a que j’ai préférées, il serait plus juste de dire que toutes sont d’égale qualité et que seule l’humeur du moment a pu influencer ma sélection, mais si je devais faire un classement personnel et complètement subjectif, pour ne pas dire à la limite de la mauvaise foi, je mettrais « Le C.R.I.M. était presque parfait » en tête, à cause de cet humour pince-sans-rire, un peu à l’arrière-plan, qui sous-tend cette histoire loufoque.
Le choix du texte qui ferme ce recueil est plutôt judicieux, tant « Les enfants de nos enfants » offre aux lecteurs plus qu’une perspective, une vraie piste de décollage vers l’imaginaire. Certains récits, comme « Grand-Veille » ou « Notre-Dame des opossums » nous emmènent vers des futurs décalés et surprenants, et perso, j’adore !
Bref, impossible d’en dire beaucoup sur des nouvelles sans les déflorer, alors je me contenterai de vous dire que pour Southeast JonesIl sera forcément une fois où son nom comptera parmi les auteurs de science-fiction.
Si vous aimez le genre, lisez ce recueil sans plus attendre, on ne sait jamais ce que l’avenir nous réserve !

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