Homicides multiples dans un hôtel miteux des bords de Loire

L. C. Tyler

Traduit de l’anglais par Élodie Leplat


4e de couverture :

Vous aimez Agatha Christie et l’humour anglais ?

Obscur auteur de polars, Ethelred Tressider n’a jamais rien fait comme tout le monde. Sa crise de la quarantaine, par exemple. Quand un homme ordinaire s’achète une Harley Davidson, fonde un groupe de heavy metal ou trouve le chemin de Dieu, Ethelred, lui, a préféré disparaître pour toujours en abandonnant tout derrière lui. C’est compter sans son agent littéraire, la terrible Elsie Thirkettle, qui finit par le retrouver dans un hôtel miteux des bords de Loire, peuplé de quelques philatélistes réunis pour une foire aux timbres. Alors que nos deux protagonistes s’apprêtent à repartir pour l’Angleterre, un de ces collectionneurs obsessionnels a la mauvaise idée de mourir assassiné. Tous les clients de l’hôtel étant assignés à résidence, Elsie et Ethelred vont en profiter pour mettre leur sagacité à l’épreuve. Lorsque deux autres clients sont retrouvés morts, nos héros, dont le séjour commence dangereusement à ressembler à un roman de leur auteur favori, Agatha Christie, redoublent d’enthousiasme. Auront-ils l’opportunité dont ils rêvent depuis toujours de réunir tous les suspects d’une enquête dans un grand salon afin de leur révéler le nom du coupable ?

Loin des thrillers sombres et tourmentés, L. C. Tyler nous propose ici un hommage aussi irrésistible qu’astucieux à l’âge d’or du roman policier, époque bénie où le meurtrier avait un mobile précis, des moyens à la portée de tous et une intelligence plus pratique que démoniaque. Jouant sur tous les clichés et multipliant les mises en abyme, il nous offre ainsi un petit bijou du genre.

Mon avis :

So british ! Mais si vous avez lu la 4e de couverture, vous êtes prévenus ! Alors même si vous n’aimez pas particulièrement Agatha Christie, mais que vous appréciez l’humour « pince-sans-rire » de nos voisins d’outre-Manche, précipitez-vous sur ce roman plein de fantaisie. C’est tout simplement « delicious ».

L’histoire, racontée à deux voix par Ethelred et Elsie, respecte scrupuleusement les standards du polar anglais : un huis clos, des personnages hauts en couleur, un assassin mystérieux et une intrigue qui ne se dévoile pleinement que dans les dernières pages. Si L. C. Tyler ne révolutionne pas le genre, il y apporte une touche de modernité et lui rend un vibrant hommage.
C’est frais, c’est léger, avec cette petite touche d’épice qui fait qu’on a toujours et encore l’envie d’y revenir, comme on pioche avec gourmandise dans un ballotin d’excellent chocolat, la friandise préférée de l’agent littéraire, partenaire de cet improbable duo que forme Ethelred et Elsie.

Allez, vous en reprendrez bien un peu ?

Rien que les titres de cet auteur sont déjà toute une histoire :
  • Étrange suicide dans une Fiat rouge à faible kilométrage
  • Mort mystérieuse d’un respectable banquier anglais dans un manoir du Sussex

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