Forever Young

de Charlotte Orcival






4e de couverture : (version Amazon)

Forever Young, une histoire de vie, tourbillonnante et pleine de premières fois, qui va vous faire éclater de rire pour vous briser le cœur à la page suivante.

En 1984, l’été de ses treize ans, Anna, la petite Parisienne aux origines polono-ardéchoise, fan des Smiths en particulier et de tous les groupes anglais en général, voit sa vie transformée par deux événements majeurs. Premièrement, elle entre dans la phase mythique de l’adolescence et peut enfin espérer qu’une vie plus vivante ne commence. Deuxièmement, sa famille la déracine de son Paris d’enfance pour une Bretagne aussi exotique qu’hostile avec comme handicap supplémentaire de faire sa rentrée dans un collège où sa propre mère officie en tant que prof de maths. L’horreur.
Mais bientôt, Anna tourne cette nouvelle vie à son avantage et découvre ce que ça veut dire vraiment d’être adolescente. Tout est concentré, à cet âge-là, intensément vécu, tout a plus de couleur, de brillance, de noirceur. Et Anna va nous le rappeler, page après page. Voilà donc l’histoire d’Anna et avec elle, de toutes les premières fois du monde qui, comme nous le savons tous, sont sans retour. Sauf que justement, au moment où nous les vivons, nous ne le savons pas encore, qu’elles seront sans retour…

Alors, est-ce que l’adolescence était différente avant les SMS, Snapchat etc. ? Faites un voyage dans l’adolescence d’Anne et découvrez-le par vous-même.


Mon avis :

Forever young est le premier roman de Charlotte Orcival, une jeune auteure indépendante, la deuxième à qui je consacre une chronique.
Bon, je vais tout de suite vous dire ce qui ne va pas, comme ça, je suis débarrassé, parce que franchement, pour le reste, j’ai adoré !
Alors, qu’est-ce que je lui reproche ? Pas grand-chose, finalement, sinon quelques erreurs de jeunesse que je remarque d’autant mieux qu’elles ressemblent fortement à celles que j’ai moi-même commises, lors de la publication de mon premier roman.
Il manque un véritable travail de relecture, ce qui laisse quelques fautes d’orthographe, ou de frappe, un ou deux mots manquants… Certaines maladresses auraient également pu être corrigées. Rien de vraiment grave cependant, car le plaisir de lecture prend rapidement le pas, et j’aurais sans doute été beaucoup moins vigilant à ces petits défauts si je n’étais pas, moi aussi, auteur.
Néanmoins, j’ai tellement aimé ce livre que je veux bien servir de bêta-lecteur au prochain. Charlotte, si tu me lis…
Cette histoire qui se déroule sur une année scolaire — la jeune héroïne a treize ans — est le récit d’une métamorphose. Le passage de l’enfance au début de la vie d’adulte, par ce sentier incertain qu’est l’adolescence. C’est plein de bruits et de silence, de doutes et de certitudes, de sentiments exacerbés… Charlotte Orcival nous entraîne sur ce chemin avec fougue, et en même temps avec pudeur. On s’attache immédiatement aux différents personnages, reconnaissant parfois dans l’un ou l’autre l’adolescent qu’on a été. Mieux ! En lisant ce roman, on se prend à redevenir parfois cet adolescent. À retrouver cette facilité de passer des rires aux larmes. On se souvient qu’on a eu, nous aussi, nos premières fois, et que ces premières fois, même si aujourd’hui on les a reléguées dans quelques coins obscurs de notre mémoire, ce sont des expériences qui nous ont forgés.
L’auteure situe son récit dans les années 80, à une époque où il n’y avait pas internet, pas de téléphone portable. Les ados dont parle ce récit sont des gamins « ordinaires », et si chacun a sa propre histoire familiale plus ou moins heureuse, Charlotte Orcival n’a pas été puiser dans de sordides histoires de drame pour nous raconter ce moment de vie si riche en émotion. Pas besoin ! Ce roman nous touche parce qu’il est sincère. Il a cette véracité pure et limpide de ce qu’on découvre pour la première fois, avec un mélange de naïveté et de curiosité, juste avant que notre regard d’adulte n’en rende flous les contours, n’en dénature l’essence.
Alors, si vous n’avez pas complètement enterré l’enfant qui est en vous, ne passez pas à côté de ce livre. Vous vous rappellerez, à sa lecture, qu’on n’a jamais fini de grandir.


Verdict : à lire absolument !

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