Double je

Jean-François Pré
Partenariat Eaux Troubles




L’auteur :
Jean-François Pré a travaillé comme journaliste sur TF1 et au Parisien avant de se reconvertir dans une carrière d’écrivain en 1997. À ce jour, il a écrit une dizaine de polars à succès et une vingtaine de nouvelles.


4e de couverture :
Double je, c’est l’histoire de deux frères jumeaux, Nestor et Marc Tredennis, qui se racontent à la première personne du singulier.
Marc profite de la troublante ressemblance physique avec son frère pour le faire accuser d’un crime qu’il a commis. Pressentis pour assurer la défense de Nestor, l’avocate Laurence Friedman et son ami Georges Langsamer finissent par lever le voile sur un vaste complot de dimension planétaire.
Une nouvelle enquête de l’ex-commissaire Langsamer, personnage fétiche de Jean-François Pré, qui nous emmène sur les sentiers brûlants d’une actualité tragique. Des dialogues qui rappellent le style de Michel Audiard. Extraordinaire !


Mon avis :
J’aime le polar, c’est vrai, mais à force de ne lire que des romans à tendance hyperréaliste, j’avais parfois l’impression que le genre policier s’enfonçait dans une certaine uniformité, avec le même flic plus ou moins dépressif, vivant immanquablement le même moment où sa vie privée rejoint son enquête, avec les mêmes scènes de crimes décrites à grand renfort d’hémoglobine et autres images récurrentes au point d’en devenir clichés…
Alors quand je tombe sur un vrai roman populaire, au sens noble du terme, un livre qui, tout en restant crédible et en s’appuyant sur des sujets tout à fait d’actualité, se permet d’exploiter le filon de l’imaginaire comme dans les meilleures productions de la Série Noire, moi, je dis : « Quel plaisir que ce Double je ! »
Loin de certaines parutions actuelles où la psychologie de l’enquêteur et/ou celle du criminel occupent la part la plus importante, Jean-François Pré nous propose un récit vif, relevé par des dialogues savoureux, où l’histoire reprend la place principale. Et c’est bon de se laisser entraîner dans cette aventure qui va droit au but : divertir le lecteur ! Ce qui ne veut pas dire, et c’est heureux, qu’un divertissement soit exempt de réflexion. Si l’auteur emploie un ton léger, il n’en est pas pour autant superficiel. À travers cette fiction un poil échevelée (si j’ose dire…), Jean-François Pré soulève quelques questions sur le pouvoir de l’argent et des religions dans la société d’aujourd’hui.

Un roman à plusieurs degrés de lecture, qui réjouira ceux qui veulent juste se distraire comme les lecteurs plus exigeants. 

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