Criminal Loft

Armelle Carbonel (septembre 2015)






4e de couverture :
Sanatorium de Waverly Hills.
Six hommes et deux femmes, reconnus coupables par la justice américaine et enfermés dans le couloir de la mort.
Huit candidats sélectionnés pour participer au reality show le plus brûlant qui ait jamais existé.
Chacun d’eux devra vous convaincre qu’il mérite de vivre.


Préfacé par Laurent ScaleseCriminal Loft est un véritable page turner, poussant les codes de la télé-réalité à leurs extrêmes et impliquant le lecteur/spectateur sur la question de la peine de mort. L’emploi de la première personne nous immerge totalement dans cet univers oppressant, nous permettant de découvrir l’humain derrière le masque du monstre.


Mon avis :
Le lieu dans lequel se déroule cette fiction est un endroit bien réel. Le sanatorium de Waverly Hills a bel et bien existé et il a vraiment la réputation d’être sujet à de nombreux phénomènes paranormaux tels que ceux décrits dans le récit… L’idée de situer l’action dans cette vieille bâtisse hantée amène à l’auteure un terreau fertile dans lequel faire évoluer la psychologie tourmentée des protagonistes de ce huis clos. Le choix d’une narration à la première personne, dans la peau d’un tueur en série ancien psychologue et pleinement conscient de ses névroses, ajoute encore une touche de noir à ce récit qui se complaît à maintenir le lecteur dans les ténèbres. Des corridors obscurs du manoir aux sombres méandres de ces cerveaux malades, Armelle Carbonel s’y entend pour nous maintenir dans une angoissante incertitude.
Si vous aimez les thrillers, celui-ci vous accrochera jusqu’à la dernière ligne. Le sujet est maîtrisé, l’écriture est fluide et directe. Pas de détours inutiles ou d’ornements superflus, tout paraît à sa place et les quelques flash-back sont idéalement placés pour donner le petit indice juste au bon moment. Pour ma part, j’ai seulement été dérangé en trois ou quatre endroits par l’emploi d’images qui m’ont paru incongrues… Mais cela reste très subjectif. Je n’ai pas saisi, à ce moment, où l’auteure voulait en venir, mais après tout, je n’aime pas Lully, ça ne veut pas dire qu’il était mauvais musicien. Et puis de toute façon, ça n’a pas gâché mon plaisir. Quand on a du mal à lâcher un bouquin, c’est qu’il est réussi et Criminal Loft m’a tenu les yeux ouverts bien plus tard que le raisonnable.


En conclusion, c’est un très bon thriller que je conseille vivement. Enfin, si vous ne craignez pas les lieux sombres et humides où le mal semble tapi dans chaque recoin…

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