Cosmic blues


Gérard Lecas



4e de couverture :
1er janvier 2000, 1 heure du matin. Panique à bord de la vieille station orbitale NOVGOROD : un sifflement aigu envahit le module central, les lumières s’éteignent, la communication avec le sol est coupée… Cette fois-ci, c’est la catastrophe, la vraie. Une sacrée déveine pour Karl Jubinsson, le célèbre biologiste embarqué à bord, dont les manipulations sur les virus de l’hépatite C et du SIDA sont près d’aboutir. Une panne parmi d’autres ? À quelques semaines de la conférence au sommet où doit se décider la politique spatiale internationale du nouveau millénaire, on peut se poser la question. Surtout lorsque, comme Mark Sidzik, on ne croit pas aux coïncidences…
Gérard Lecas est né en 1951 à Paris. Après une formation scientifique (Maths Sup, Maths Spé), il devient ingénieur du son pour le cinéma et la télévision. Parallèlement, il écrit des romans policiers, publiés en Série Noire et aux Éditions Baleine. Parmi eux, L’Ennemi public n° 2, qui fut le premier titre adapté à la télévision dans la collection Série Noire.


Mon avis :
Cosmic blues est sorti chez Flammarion dans la collection Quark Noir. Cela en fait-il un roman de science-fiction pour autant ? Lors de sa parution, en mars 1999, sûrement, puisqu’il projetait bien le lecteur vers l’avenir… de l’an 2000 ! Aujourd’hui, ça fait sourire, l’an 2000 et tous les fantasmes qu’il véhiculait au siècle dernier sont derrière nous. De ce fait, ce roman est passé dans un autre genre, plus près du thriller scientifique que de la SF pure et dure. Je dis thriller, parce qu’aucun flic ne rentre dans l’enquête, car il y a bien enquête, mais celle-ci est mené par un astrophysicien à cause des liens qui le rattachent à la femme astronaute embarquée à bord du NOVGOROD.
Ce petit détail de classification réglé, voilà un roman qui devrait plaire aux amateurs du genre. Bien sûr, ce livre regorge de références techniques et scientifiques, mais Gérard Lecas sait très bien les vulgariser et à aucun moment elles ne viennent perturber la lecture. Elles s’intègrent parfaitement dans une narration qui commence sur un mode piano pour monter doucement en puissance et en intensité jusqu’au final fortissimo qui comporte sa dose d’action et de révélations.
Un bon scénario, une écriture nerveuse, j’ai dévoré ce bouquin auquel je ne reprocherais finalement que d’être un peu court et de manquer un peu de garniture. J’ai pris du plaisir à cette lecture, mais j’ai refermé ce livre avec l’impression de ne pas être totalement rassasié, qu’il me manquait quelques ingrédients…


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