Comme le fantôme d'un jazzman dans la station Mir en déroute

Maurice G. Dantec




4e de couverture :
« On n’avait pas des masses d’alternatives, Karen et moi, quand on a décidé de voler l’État qui essayait de nous voler nos vies »
Le long d’une autoroute qui file vers le sud, au son d’un saxophone kamikaze, la cavale hallucinée d’un couple atteint par un étrange neurovirus qui connecte leur cerveau à la station Mir et à son Ange Gardien, le jazzman Albert Ayler. Un voyage au-delà de la réalité et de l’infini, entre états altérés de la conscience et phases de réadaptation.


Mon avis :
Forcément, un roman de ce déjanté de Dantec, ça ne ressemble pas à une calme soirée au coin du feu à écouter cousin Rodolphe chanter du Cabrel. C’est plus proche du trip sous LSD que de la douceur planante de l’opium. Et là, bien que le titre soit Comme le fantôme d’un jazzman dans la station Mir en déroute, au niveau petite musique, il souffle plutôt du Métal, ce roman ! Du Métal symphonique…
Il commence sur une ligne de basse, presque tranquille, mais ça ne dure pas. Les riffs électriques commencent rapidement à envoyer du bois, et tu comprends que pour le quart d’heure américain, le slow langoureux, faudra repasser. Ça va crescendo et ça fait monter la température au rythme de la station Mir qui s’approche dangereusement de l’atmosphère. Tu retiens ton souffle. T’attends l’accalmie… Elle ne viendra pas ! Le road movie quitte les routes terrestres pour un voyage intérieur qui s’étend à l’univers, vers d’autres dimensions, suivant des lignes invisibles qui semblent régir d’improbables connections entre les mondes, entre les vivants et les morts. De la hard symphonie qui éclate tous azimuts, un roman cyberpunk qui réjouira les amateurs du genre.
Et moi, Maurice G. Dantec, j’aime !



Aucun commentaire: