Chronique d'un vieil homme

Jean-François Tiers





4e de couverture :
Quelques souvenirs d’une vie que je ne regretterai pas car je ne me suis jamais ennuyé.
Je souhaite à tous la même intensité d’existence.
De la France au Pérou, de la Corée au Japon, de l’Europe à l’Amérique, de mes incertitudes à mes douleurs, j’ai rencontré des gens très différents de moi qui m’ont enseigné l’humanité, qui m’ont surpris, et j’ai éprouvé des émotions inattendues.
C’est ce que je souhaite partager avec mes amis.
Car tout être humain est fondamentalement un ami, malgré les différences qui nous séparent (et peut-être surtout grâce à elles).


Mon avis :
Jean-François Tiers, dans son avant-propos, prévient le lecteur : « Je ne suis ni un écrivain ni un littéraire et une myriade d’imperfections de grammaire, d’accords de temps, d’orthographe, de style et de sémantique ravage probablement ces quelques lignes, mais tant pis ! C’est toujours mieux que rien. »
Le lecteur lui saura gré de cette honnêteté intellectuelle qui, par ailleurs, émane de chaque ligne de ces Chroniques d’un vieil homme. Pour ma part, j’ai croisé bien souvent des auto-édités qui se prennent pour des écrivains et pourtant écrivent beaucoup moins bien.
Alors oui, Jean-François ne ment pas, sa formation ne l’a pas préparé à rédiger un texte littéraire. Il a raison, des imperfections, il y en a, des fautes à proprement parler, pas tant que ça, si l’on oublie cette grosse fâcherie avec les accents circonflexes ; j’ai aussi relevé quelques maladresses, parce que la pensée va trop vite pour les doigts qui manient la plume ou le clavier, et des erreurs de mise en page, dues à une méconnaissance des règles et des outils d’édition… L’auteur n’a simplement pas eu la chance de croiser un ami capable de le conseiller sur ce point et, on le sait, les microéditions ne font pas ce travail et publient « brut de décoffrage », ce qui, à mon avis, frise l’arnaque, mais ceci est un autre débat.
Alors, me direz-vous, pourquoi s’arrêter sur ce livre s’il est comme l’auteur le présente : imparfait ?
Imaginez-vous dans une assemblée de personnes, autour d’un repas, par exemple. Des gens que vous connaissez ou qui vous sont étrangers, qu’importe… À un moment, l’un de ces convives, un ancien, entreprend de raconter quelques anecdotes de sa vie passée, en expliquant les enseignements qu’il en a tirés. Il raconte à sa façon, dans un français de tous les jours, sans recherche d’effet de style ; il parle de ses expériences, simplement. Et vous l’écoutez parce qu’il a ce don de capter votre attention, et surtout parce que ces paroles sont portées par cette petite musique mystérieuse qui fait vibrer quelque chose au plus profond de vous. Parce que c’est sincère, authentique. Et vous n’auriez à aucun moment l’idée de l’interrompre ni de le reprendre sur sa façon de s’exprimer.
Voilà ce que sont ces Chroniques d’un vieil homme. Et voilà l’homme qu’est Jean-François Tiers. Peut-être pas un littéraire, mais un homme qu’on ne peut s’empêcher d’écouter, parce qu’il ne cherche pas à démontrer, il nous tend ses souvenirs avec simplicité, générosité, et cette émotion qu’il nous donne nous rappelle que la littérature, c’est d’abord un acte de partage.

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