Double jeu


Mark Zellweger
Partenariat Eaux Troubles





4e de couverture :
L’Afrique est agitée de toutes parts par des mouvements rebelles surarmés. En République démocratique du Congo des populations sont victimes de malformations crâniennes et neurologiques dont l’origine est inconnue. Le général Avram Leibowitz, père de Faucon Rebecca, a disparu. Une fois de plus, le Sword, seul service de renseignement indépendant et neutre au monde, est sur tous les fronts, d’autant que le Secrétaire général de l’ONU lui demande un coup de main pour résoudre des crises en Syrie et en Ukraine.


Mon avis :
Troisième opus de la série Réseau Ambassador, Double jeu, sorti en 2016, est sans doute le plus dérangeant. Du moins, l’ai-je ressenti comme tel ! La raison ? Les deux premiers, tout en collant de près à la réalité géopolitique mondiale, gardent une certaine distance en nous projetant dans une histoire qu’on n’a pas de mal à reconnaître comme fictive… Même si, dans les romans de Mark Zellweger, la fiction n’est jamais loin de la réalité ! Dans celui-ci, si la trame centrale (la partie qui se déroule en R.D.C.) garde cet aspect « roman », ce qui concerne les crises en Syrie et en Ukraine change la donne. Ce n’est pas tant le fait d’en parler, qui est dérangeant, mais bien le fait que ces crises soient toujours en cours et loin d’être résolues… Or, dans ce roman, le Sword trouve des solutions, et les applique ! Attention ! Je ne juge pas ces propositions, Mark Zellweger, par son parcours et sa formation, est certainement plus apte que moi à imaginer des stratégies à l’échelle internationale. Simplement, et encore une fois, c’est un ressenti qui n’engage que moi, le fait qu’on me présente comme résolues des crises majeures encore en cours me gêne un peu aux entournures… Ça, c’est de l’ordre émotionnel.
D’un point de vue plus « technique », on découvre l’évolution du Sword et de ses membres avec intérêt. Après le départ en retraite de Ralph Walpen, le père de Mark, un nouveau personnage, Barbara Apfelbaum, fait son apparition. On devine que le rôle de celui-ci va encore s’étoffer dans les prochains opus… Encore une fois, l’auteur alterne brillamment les scènes d’action et les moments d’analyse, sans oublier d’y glisser des moments plus centrés sur le côté émotif des personnages. Comme pour les deux précédents, on suit l’histoire avec beaucoup de plaisir, sans aucun moment de décrochage. Le petit plus : les « émoticônes verbales » dont l’auteur avait commencé à se débarrasser dans Panique au Vatican ont enfin totalement disparu. Et c’est bien mieux comme ça !
Le petit moins : ce troisième tome a-t-il été relu par moins de personnes ? Par d’autres personnes ? Je l’ignore, mais le fait est que j’y ai relevé un certain nombre de coquilles, voire de petits défauts qui auraient dû être supprimés à la relecture…

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