Élixir de nouvelles steampunk


Delphine Schmitz





4e de couverture :
Élixir vous ouvre les portes d’un passé futuriste qui n’a jamais existé.
À moins que…
Dans ce monde de vapeur et de rouages où science et magie se côtoient, vous rencontrerez des inventeurs plus loufoques les uns que les autres, parfois charmants, d’autres fois terrifiants. Vous découvrirez un appareil photographique qui n’en fait qu’à sa tête, un sous-marin en quête de créatures fabuleuses, un musée de cire où les statues prennent vie, le premier ordinateur de l’histoire, et bien d’autres choses encore.
Au fur et à mesure de votre lecture, d’étranges liens entre les textes éveilleront votre intérêt. Vous ne pourrez vous empêcher de remarquer la présence fugace, mais récurrente de mystérieux matériaux aux étonnants pouvoirs. Et si la dernière nouvelle vous livrait leur secret ?


Mon avis :
Si, comme moi, vous ne savez pas exactement à quoi correspond de nom « steampunk, » (punk à vapeur, dans sa traduction littérale), le résumé présenté ci-dessus vous donne une bonne indication. On pourrait dire qu’il s’agit de science-fiction à l’époque de Jules Verne, qui, à l’instar de Monsieur Jourdain, ignorait qu’il écrivait du steampunk… Le principe est donc de faire un retour en arrière, vers le début de l’ère industrielle, la fin du XIXe siècle, pour imaginer le futur avec les connaissances de l’époque. La vapeur, donc, comme principal moteur.
Delphine Schmitz est pourtant bien de notre époque, mais elle a dû tremper sa plume dans une encre bien plus âgée qu’elle, d’un peu plus de cent ans… Mélangée d’une pincée de sel de roche noire de Pondichéry, à n’en point douter. Nous voilà donc, par la magie de cette belle écriture, plongés dans ces années d’effervescence créatrice, où les inventions foisonnaient, portées par les nouvelles techniques offertes par la vapeur. Chacune de ses nouvelles nous invite à suivre un personnage, qu’on recroisera parfois dans une autre, qui participe à ce fabuleux mouvement vers la modernité. Et si la plupart sont de brillants inventeurs, ils sont souvent aidés par un peu de magie. Il est vrai qu’en cette période, les sciences occultes tenaient pignon sur rue…
De la magie, vous l’aurez compris, il y en a. Juste ce qu’il faut dans ces histoires toutes aussi passionnantes les unes que les autres, mais aussi dans l’écriture de cette auteure qui colle parfaitement avec le siècle qu’elle nous décrit. J’ai éprouvé, à cette lecture, le même plaisir que lorsque, enfant, je m’évadais à travers les exploits contés dans « Au centre de la terre » ou « De la terre à la lune ». Le vocabulaire est riche et imagé, la syntaxe aisée, les personnages bien dessinés… Bref un sans-faute pour Delphine Schmitz. Élixir de nouvelles steampunk est une cure de jouvence que je vous conseille absolument.
Je salue au passage les éditions Séma qui démontrent qu’une petite maison, par son exigence, est capable de nous proposer des ouvrages de qualité.

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