La fièvre du lézard


Laurent Carstens




4e de couverture :
« Un gamin, s’est-elle étonnée, qu’est-ce qu’un gamin peut bien faire ici ? 
Il dépose devant elle un simple mot rédigé sur un bout de papier froissé. Le message tient sur une seule ligne maladroitement écrite :
« METS L’ARGENT DANS LE SAC. PAS UN MOT. J’AI UNE ARME. »
Emiliano Nuñez la fixe droit dans les yeux. En silence, il sort un sac de sous son manteau et lui tend avec détermination. Maria n’a rien osé dire. »


Mon avis :
Ce premier roman chroniqué de l’année 2017 est aussi le premier roman de son auteur. Il ne sera sans doute pas LE roman de l’année, mais il fait partie de ceux qu’on lit avec plaisir, et ce n’est déjà pas si mal !
Laurent Carsten nous propose un thriller plutôt original dans son contenu, et dans l’ensemble bien écrit, malgré quelques petites erreurs que j’ai pu relever au fil de ma lecture. Elles sont peu nombreuses et pour la plupart mineures, mais l’une d’entre elles m’a particulièrement gêné, c’est l’élasticité du décalage horaire entre la France et la Patagonie. Dans les dernières pages, on voit même celui-ci s’inverser ! Cela arrangeait peut-être l’auteur, mais ça nuit à la crédibilité…
Ceci posé, pour tout le reste, j’ai aimé lire ce roman. D’abord parce qu’on sent que l’auteur maîtrise son sujet, ce qui rend les passages les plus « scientifiques » passionnants, ensuite parce que le style est agréable, l’humour fin et discret et les dialogues bien menés et cohérents.
Alors, qu’est-ce qui freine mon enthousiasme, me demanderez-vous ?
D’abord quelques longueurs, principalement au début. La présentation du personnage principal est un peu longue et l’histoire en elle-même peine à démarrer. Ensuite, le côté un peu « gnangnan » des histoires d’amour (le jeune étudiant à l’air d’avoir quinze ans !) Enfin, même s’il essaie de brouiller les pistes dans la dernière partie, l’auteur laisse suffisamment d’indices pour qu’on devine un peu trop facilement le rôle joué par l’un des protagonistes. J’ai même trouvé qu’il insistait un peu lourdement sur l’un d’eux.
Surtout, que ces maladresses de premier roman ne vous arrêtent pas ! La fièvre du lézard reste un roman très plaisant, original et bien écrit. Pour ma part, j’espère sincèrement que Laurent Carsten n’en restera pas là et nous proposera bientôt une nouvelle œuvre.

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