Le voleur de temps


Tony Hillerman

Traduit de l’américain par Danièle et Pierre Bondil




4e de couverture :
Quand une anthropologue notoire arrive dans les Montagnes Sacrées du pays Anasazi, elle est d’abord furieuse de découvrir que le site funéraire pré-Navajo a été pillé ; puis elle est terrifiée par ce qui surgit de l’ombre.
Des semaines plus tard, le lieutenant Joe Leaphorn, en examinant un rapport selon lequel l’anthropologue a dérobé de précieux objets, découvre aussi qu’elle a disparu. L’affaire prend un tour sinistre lorsque Jim Chee, à la recherche de matériel de fouilles disparu également, trouve autre chose de nettement plus macabre dans une fosse. Leaphorn et Chee devront unir leurs forces pour exhumer le passé et résoudre une longue série de meurtres, plus étranges les uns que les autres.
« Dans Le voleur de temps, Tony Hillerman accomplit ce que seuls les très grands écrivains peuvent faire : une histoire passionnante, richement détaillée, mettant en scène des gens qui nous tiennent à cœur, dans une prose claire et lucide ; en même temps, il crée une sorte de magie qui nous bouleverse par des moyens que nous n’arrivons pas totalement à comprendre. » Robert Parker


Mon avis :
Tony Hillerman est un auteur américain (décédé en 2008, à l’âge de 83 ans) qui a travaillé comme journaliste de 1948 à 1962. Passionné par la culture indienne du sud-ouest des États-Unis, ses romans ont emprunté la voie ouverte par Arthur Upfield en mêlant l’ethnologie à la fiction. Ses personnages, tout à fait actuels et extrêmement travaillés, se retrouvent au fil de ses titres. Je suis loin d’avoir lu toutes ses œuvres, mais pour moi, Le voleur de temps est le meilleur de ceux que j’ai eu le plaisir de parcourir.
On y retrouve les inspecteurs de la police tribale navajo, Jim Chee et Joe Leaphorn dans une enquête conjointe où, comme toujours, la culture navajo sert de toile de fond, sans pour autant primer sur l’histoire. C’est la force de Tony Hillerman, de nous captiver avec une histoire policière tout en nous faisant découvrir les Indiens qui vivent sur une réserve, leurs rapports avec leur passé et la façon dont ils s’inscrivent dans la société moderne, partagés entre tradition et modernité.
Un très beau roman qui plaira aussi bien aux amateurs de polar (sans violence inutile) qu’à ceux qui s’intéresse aux cultures amérindiennes d’hier et d’aujourd’hui.

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