Panique au Vatican


Mark Zellweger
Partenariat Édition Eaux Troubles
 
 
 
 



4e de couverture :
Le Sword : unique service de renseignements non gouvernemental, indépendant et neutre, au monde. Des professionnels aguerris à la réputation sans faille.
Aujourd’hui, il renforce sa cellule d’actions clandestines, les Faucons. Un meurtre au sein du Vatican, une princesse qui s’évanouit dans la nature, un nouveau pape chinois qui disparaît, la Chine en ébullition… Une fois de plus les Faucons résoudront la crise avec calme et efficacité… Mais malheureusement, pas sans casse !
Un nouvel opus de la série Le réseau Ambassador, inauguré avec L’envol des Faucons.


Mon avis :
Après L’envol des Faucons, ce n’est pas sans me réjouir que j’ai renoué avec l’équipe du Sword plus qu’au grand complet, puisqu’on apprend dès l’ouverture de ce roman que les Faucons ont recruté de nouveaux collaborateurs, tout aussi efficaces que les membres de la formation initiale.
C’est également avec plaisir que j’ai retrouvé cette recette qui m’avait séduit dans le premier volume : un roman de pure fiction collé sur une actualité géopolitique bien réelle et brûlante. Et encore une fois, ça fonctionne. Le titre, Panique au Vatican, est un peu trompeur, dans le sens où l’on s’attend à passer de longs moments dans la Ville Éternelle, et bien que le pape soit au cœur de cette histoire de complot international, c’est surtout du côté de l’Asie que Mark Zellweger nous entraîne. Il faut dire que ce nouveau chef de l’Église catholique est chinois… Ça, c’est pour le côté fiction. Parce qu’évidemment, à travers ce personnage, l’auteur pose la question de l’avenir de la chine sur l’échiquier international. Cet immense pays qui commence à peine à s’ouvrir au reste du monde par l’économie est toujours dominé par l’un des régimes les plus répressifs de la planète, et la façon dont il va évoluer au cours des prochaines décennies devra forcément être prise en compte par l’ensemble des nations.
Comme dans le premier opus, on sent que l’auteur maîtrise son sujet. Rien n’est laissé au hasard et chaque situation paraît terriblement crédible, ce qui rend l’ensemble captivant. Certains membres du Sword se découvrent un peu plus, et les détails les rendent plus attachants, mais les gens qu’ils combattent sont nombreux et, peut-être à cause de ce nombre, les « méchants » manquent d’épaisseur, de présence (au sens que l’on emploierait pour un acteur). Les différents adversaires en deviennent de fait une espèce d’entité ennemie traitée de manière un peu globale, et même si des meneurs se révèlent, j’aurais aimé leur trouver plus de consistances. Cela ne nuit pas réellement à la narration, le récit reste prenant d’un bout à l’autre, passant avec fluidité des scènes d’actions aux moments de réflexion ou aux conversations stratégiques ou plus intimes. Un épisode de tension entre deux des personnages principaux ajoute encore une dimension dramatique dans le récit, ce qui amène un nouvel éclairage sur ses acteurs, de même que l’évolution des relations entre Mark, le patron du Sword, et son amie Anook, que l’auteur laisse en suspens et attise par là-même notre envie de découvrir le prochain opus.
Si je notais mes lectures, Panique au Vatican n’obtiendrait pas de ma part le maximum, mais il n’en serait pas loin, pour le plaisir de lecture et l’intelligence des arguments développés dans la construction de l’histoire. Le récit est bien rythmé et l’écriture n’appelle que peu de critiques, si ce n’est ces « émoticônes linguistiques » déjà dénoncées pour le précédent volume.
En bref, un bon roman d’espionnage que je conseillerais volontiers à nos abonnés s’il était dans les rayons de notre petite bibliothèque municipale.

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