Accros du roc

Terry Pratchett

Traduit de l’anglais par Patrick Couton









4e de couverture :

Aux enfants ordinaires, on offre des xylophones. Suzanne, elle, n’avait qu’à demander à son grand-père d’ôter son gilet…
Oui, elle avait la Mort dans sa famille. Et il est difficile de grandir normalement quand votre aïeul monte un cheval blanc et manie la faux, surtout quand vous devez reprendre l’affaire familiale pour cause de vacance et que tout le monde vous tient pour la « fée des dents ».
Bien plus difficile encore quand il s’agit d’affronter la nouvelle musique − une vraie drogue − qui a fait irruption dans le Disque-monde.
Elle n’obéit à aucune loi. Elle transforme les gens. On l’appelle la « musique de rocs ».
Elle est rythmée, dansante, mais…
Elle est vivante.
Elle ne s’arrête pas.

L’auteur :

Enfant, Terry Pratchett − de son nom complet Terrence David John Pratchett − a dû tomber dans la marmite… Mais ce n’était pas la potion magique du druide Panoramix. Plutôt un velouté de champignons, du genre hallucinogène, ou une décoction de chanvre indien. Quoi qu’il en soit, il ne vit pas tout à fait dans le même univers que nous, bien qu’il soit né le 28 avril 1948 à Beaconsfield, en Angleterre. Il a d’ailleurs très tôt donné des signes d’étrangeté, se définissant lui-même comme un « étudiant indescriptible » rêvant de devenir astronaute. Mais comme il n’est pas assez doué en mathématique pour poursuivre dans cette voie, son intérêt se tourne vers les romans de science-fiction anglais et américains.
À 13 ans, il publie sa première nouvelle, « The Hades Business » dans le magazine de l’école. À 17 ans, il se lance dans une carrière de journaliste tout en poursuivant ses études et en écrivant des histoires pour la section « Children’s Circle » du journal local. C’est en 1971 qu’il publie son premier roman, mais ce n’est qu’en 83 qu’il rencontre le succès avec la publication du premier volume des « Annales du Disque-monde ». Il en écrira plus de trente tomes et vendra plus de soixante-cinq millions d’exemplaires, tous titres confondus.
Il est anobli par la reine en 2008 et reçoit de nombreuses récompenses pour son œuvre. Atteint d’une forme rare de la maladie d’Alzheimer, il décède le 12 mars 2015.

Mon avis :

Si les romans de la série « Les annales du Disque-monde » se passent tous dans cet univers étrange et éponyme, chacun peut être lu indifféremment de l’ordre de parution. Chaque volume représente une histoire à part entière. Accros du roc (N° 16) ne fait pas exception et qu’importe si vous ne connaissez pas Terry Pratchett, inutile d’aller chercher le tome 1 pour partir à la découverte de cet auteur aussi prolifique qu’étonnant.

Ce roman, comme tous ceux de la série, est classé « Fantasy », mais l’auteur casse les codes du genre et y ajoute une dimension burlesque derrière laquelle se cache une réflexion bien plus profonde qu’il n’y paraît, doublée d’une véritable satire de la société contemporaine.

L’écriture est dynamique, entraînante, et j’ai personnellement plus d’une fois éclaté de rire sur les situations ou les dialogues. Il faut d’ailleurs saluer l’excellent travail du traducteur, Patrick Couton, qui a su retranscrire des jeux de mots avec beaucoup de talent. Sans avoir la version originale, on imagine aisément que certains ont dû lui donner du fil à retordre.

L’histoire nous invite à suivre (entre autres) un groupe de musiciens composé d’un troll, d’un nain et d’un humain (quoiqu’un peu elfique, peut-être) qui joue quelque chose de tout à fait nouveau dans le Disque-monde : de la musique de roc. Le public est vite conquis, mais ce succès n’attire pas que des bandes de « gros pis », il attise aussi la jalousie de la guilde des musiciens et la convoitise d’hommes d’affaires… Mais il n’y a pas que ça, puisque le personnage principal est la petite-fille de la Mort lui-même (oui, la mort se trouve être du genre masculin, mais on est dans le Disque-monde…)

Bref, comme à chacune de ses « annales », Terry Pratchett tort le cou aux travers de notre société sur un mode humoristique, farfelu et joyeux. Si vous appréciez les récits qui font la part belle à l’imagination, un auteur à découvrir sans plus attendre.

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