La vengeance de monsieur Kéréko


Francis Diop





4e de couverture :
Sur une piste africaine, marche monsieur Kéréko, boitant d’un pas décidé.
Victime d’un attentat, il tourne le dos à un monde dont il ne veut plus. Une idée l’anime et le fait avancer : rejoindre la forêt, dans l’espoir d’y retrouver un lieu d’autrefois où il avait été initié au monde des esprits.
Perdu dans ses pensées tristes, il ne se rend pas compte qu’il est escorté depuis ses premiers pas et il ne sait pas davantage que les esprits l’attendent impatiemment.
Comment les esprits du monde surnaturel sauront-ils se faire entendre à monsieur Kéréko ?
Et quel est leur message, important, semble-t-il, au point qu’ils l’ont déposé hors du temps dans l’endroit le plus naturel et le plus évident du monde ?
Cette histoire le révèle. Le rêve et le réel s’y confondent au gré d’une allégorie composée pour celle qui ne se donne pas sans qu’on la désire : la Paix.
À travers une quête spirituelle, l’auteur nous livre un bel hommage à toutes les victimes d’attentat.


Mon avis :
Dans ce livre de Francis Diop, il y a d’abord l’histoire, celle de monsieur Kéréko, raconté à la façon de ces contes qui se transmettaient autrefois au coin d’une cheminée ou à l’ombre d’un grand arbre. Et comme tous les contes, celui-ci n’est pas un simple récit, il est aussi enseignement. Car les vrais contes, quelle que soit la culture d’où ils sont issus, ont en commun la faculté de donner à ceux qui les écoutent vraiment des clés pour appréhender le monde.
La vengeance de monsieur Kéréko, l’auteur nous le dit à la fin de ce récit, ne mérite pas ce titre, puisqu’il nous montre la plus belle des vengeances, celle de se détourner de la spirale infernale de la violence. Monsieur Kéréko a été blessé dans sa chair et dans son esprit, et il s’interroge sur cette violence gratuite qui s’est abattue sur lui, qui s’abat sur n’importe qui au gré de la folie des hommes. Alors il se retire pour trouver des réponses, et celle qui s’impose à lui ne parle que de Paix.
La deuxième partie de cet ouvrage, qui représente quarante pour cent du volume, est composée des réflexions de Francis Diop sur ce qui l’a amené à écrire La vengeance de monsieur Kéréko : les attentats qui ont eu lieu à Paris et dans d’autres villes, partout dans le monde. Bien sûr, on ne peut qu’approuver ce message de paix, écrit d’une magnifique plume, avec finesse et élégance. À n’en pas douter, Francis Diop est un écrivain, au sens noble du terme, qui sait choisir ses mots et en faire une arme contre la violence aveugle et le fanatisme.
Je m’interroge cependant sur le bien-fondé d’avoir accolé dans un même ouvrage ce conte initiatique et les pensées de l’auteur. J’ai lu avec plaisir chacune des deux parties, mais je me place en tant que bibliothécaire et je me dis ceci : le récit de monsieur Kéréko se suffit à lui-même. Tel quel, il est accessible aux adultes comme aux plus jeunes, et chacun y trouvera son compte, en tirera son propre enseignement. Et c’est là que ce trouve justement la magie du conte, cette possibilité qu’il continue à vivre dans le cœur et l’esprit de chaque personne, selon ses aspirations, sa réceptivité, son besoin du moment. La deuxième partie, aussi intéressante soit-elle, rompt ce fil ténu qui relie le lecteur à l’histoire.
Bien sûr, le lecteur a le choix de s’arrêter à la fin du conte, mais dans ma petite bibliothèque, j’aimerais avoir La vengeance de monsieur Kéréko, mais juste le conte, expurgé des réflexions de l’auteur qui méritent pourtant d’être lues, mais séparément, dans un autre contexte.
Francis Diop

4e de couverture :
Sur une piste africaine, marche monsieur Kéréko, boitant d’un pas décidé.
Victime d’un attentat, il tourne le dos à un monde dont il ne veut plus. Une idée l’anime et le fait avancer : rejoindre la forêt, dans l’espoir d’y retrouver un lieu d’autrefois où il avait été initié au monde des esprits.
Perdu dans ses pensées tristes, il ne se rend pas compte qu’il est escorté depuis ses premiers pas et il ne sait pas davantage que les esprits l’attendent impatiemment.
Comment les esprits du monde surnaturel sauront-ils se faire entendre à monsieur Kéréko ?
Et quel est leur message, important, semble-t-il, au point qu’ils l’ont déposé hors du temps dans l’endroit le plus naturel et le plus évident du monde ?
Cette histoire le révèle. Le rêve et le réel s’y confondent au gré d’une allégorie composée pour celle qui ne se donne pas sans qu’on la désire : la Paix.
À travers une quête spirituelle, l’auteur nous livre un bel hommage à toutes les victimes d’attentat.


Mon avis :
Dans ce livre de Francis Diop, il y a d’abord l’histoire, celle de monsieur Kéréko, raconté à la façon de ces contes qui se transmettaient autrefois au coin d’une cheminée ou à l’ombre d’un grand arbre. Et comme tous les contes, celui-ci n’est pas un simple récit, il est aussi enseignement. Car les vrais contes, quelle que soit la culture d’où ils sont issus, ont en commun la faculté de donner à ceux qui les écoutent vraiment des clés pour appréhender le monde.
La vengeance de monsieur Kéréko, l’auteur nous le dit à la fin de ce récit, ne mérite pas ce titre, puisqu’il nous montre la plus belle des vengeances, celle de se détourner de la spirale infernale de la violence. Monsieur Kéréko a été blessé dans sa chair et dans son esprit, et il s’interroge sur cette violence gratuite qui s’est abattue sur lui, qui s’abat sur n’importe qui au gré de la folie des hommes. Alors il se retire pour trouver des réponses, et celle qui s’impose à lui ne parle que de Paix.
La deuxième partie de cet ouvrage, qui représente quarante pour cent du volume, est composée des réflexions de Francis Diop sur ce qui l’a amené à écrire La vengeance de monsieur Kéréko : les attentats qui ont eu lieu à Paris et dans d’autres villes, partout dans le monde. Bien sûr, on ne peut qu’approuver ce message de paix, écrit d’une magnifique plume, avec finesse et élégance. À n’en pas douter, Francis Diop est un écrivain, au sens noble du terme, qui sait choisir ses mots et en faire une arme contre la violence aveugle et le fanatisme.
Je m’interroge cependant sur le bien-fondé d’avoir accolé dans un même ouvrage ce conte initiatique et les pensées de l’auteur. J’ai lu avec plaisir chacune des deux parties, mais je me place en tant que bibliothécaire et je me dis ceci : le récit de monsieur Kéréko se suffit à lui-même. Tel quel, il est accessible aux adultes comme aux plus jeunes, et chacun y trouvera son compte, en tirera son propre enseignement. Et c’est là que ce trouve justement la magie du conte, cette possibilité qu’il continue à vivre dans le cœur et l’esprit de chaque personne, selon ses aspirations, sa réceptivité, son besoin du moment. La deuxième partie, aussi intéressante soit-elle, rompt ce fil ténu qui relie le lecteur à l’histoire.
Bien sûr, le lecteur a le choix de s’arrêter à la fin du conte, mais dans ma petite bibliothèque, j’aimerais avoir La vengeance de monsieur Kéréko, mais juste le conte, expurgé des réflexions de l’auteur qui méritent pourtant d’être lues, mais séparément, dans un autre contexte.

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