Les incroyables nouvelles


Peter de Paris




4e de couverture :
Certaines histoires d’hier nous sont parvenues. Elles ont été reléguées au rang de mythes ou de légendes urbaines tant elles sont étranges. Ne croyez pas que ces histoires sont réservées aux siècles passés. De nos jours aussi, il se passe des choses… curieuses.
En lisant ce livre, vous découvrirez des histoires, d’hier et d’aujourd’hui, sans les transformations du temps, et les faits cachés intentionnellement qui en ont fait ce qu’elles sont devenues, et découvrirez alors trois… Incroyables nouvelles.


Mon avis :
Dans ce recueil, l’auteur revisite, en trois nouvelles, des thèmes fortement ancrés dans la littérature et l’inconscient collectif. Les propositions sont intéressantes, mais toutes souffrent des mêmes défauts : une ponctuation qui nuit à la syntaxe et un postulat de départ, pour deux d’entre elles, difficile à accepter.
Dans la première, Peter de Paris traite du voyage dans le temps en nous projetant d’abord dans une société future, en 3321. La situation géopolitique est abordée, mais la fin fera regretter le manque d’information sur la vie quotidienne… L’histoire est celle d’un homme qui est envoyé en 1974 pour une mission d’observation. Le choix du moyen employé n’est, à mon avis, pas assez réfléchi (argumenté)… En effet, c’est en avalant une pilule que le voyageur se déplace dans le temps. Pourquoi pas ? Même sans détails techniques, je suis prêt à considérer cela comme possible. Par contre, le fait qu’il emmène avec lui ses vêtements et différents objets (dont une tablette qu’est de première importance), là, j’ai un peu de mal ! Ce n’est malheureusement pas le seul point dont la cohérence m’a paru discutable. Reste la chute. Elle est vraiment excellente, mais comme je le disais plus haut, elle perd de sa force par manque de contraste, et le premier effet de surprise passé, on se dit « OK, mais ce seul détail suffit-il à tout expliquer ? »


Dans La bête des Olmèques, c’est également à un mythe aussi ancien que célèbre que l’auteur s’attaque. Je laisse les lecteurs le découvrir par eux-mêmes, mais là encore une des affirmations fondatrices du récit porte en elle une incohérence…


Celle qui ferme ce volume, si elle ne souffre pas d’incohérence dans le récit, en montre quelques-unes dans la tournure de certaines phrases. Ainsi, dans le même paragraphe, les voyageurs font un « repas agité pour fêter le retour de Monsieur de la Condamine » juste avant de se mettre en route à l’aube, puis, le soir même, s’arrête à Poitiers après deux jours de route… Ça ne reflète sans doute pas la pensée de l’auteur, mais c’est pourtant ce qu’il a écrit.


Nonobstant ces défauts, l’écriture de Peter de Paris est parfaitement adaptée au genre de ces nouvelles qui flirtent avec la science-fiction et le fantastique. Le style est élégant et le récit se suit aisément sans pour autant tomber dans la simplicité. Une collaboration avec des relecteurs plus pointilleux aurait sûrement permis un résultat à la hauteur d’une plume qui me semble prometteuse, mais manque ici d’un peu de travail. Je serais néanmoins curieux de lire cet auteur sur un format plus long qui lui permettrait de développer ses arguments. À suivre ?

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