La troupe


Frédéric Meurin
Auteur auto-édité






4e de couverture :
Pacôme, Nathan et leurs amis se lancent à la conquête des planches. Leur pari pour sortir de l’ombre ? Faire corps face à l’adversité. Car dans les coulisses, quand les personnages se taisent, les comédiens aiment, espèrent, galèrent. Mais les comédiens tombent-ils jamais le masque ?


Mon avis :
Il y a des livres qu’on a besoin de laisser décanter pour en découvrir toutes les subtilités. La troupe en fait partie. Il faut dire qu’il n’est pas facile à aborder. Non pas à cause d’un vocabulaire trop recherché, de ce côté-là, à part quelques termes techniques relatifs au monde du théâtre, la lecture reste aisée. Simplement, si l’on suit l’évolution d’une troupe de comédiens amateurs, et par là, celle des gens qui la composent, le début paraît un peu décousu. On passe d’une période à une autre sans vraiment savoir s’il s’est écoulé un jour, une semaine ou toute une année entre les deux scènes. Il faut un moment pour s’adapter au rythme, comprendre que Frédéric Meurin va à l’essentiel, aux moments forts de cette aventure commune qui sont autant de jalons et de charnières dans la vie des membres de cette troupe en général et dans celle de Nathan en particulier. C’est en effet l’histoire de ce personnage, racontée à la première personne, qui compose finalement le corps de ce roman. Et plus précisément sa relation avec Pacôme, ami d’enfance, qu’il suivra dans la création de cette compagnie de théâtre.
Au-delà de cette amitié exaltée qui se forme entre gens qui créent ensemble, qui vivent ensemble la même passion, c’est aussi du rapport dominant dominé qui sous-tend toute relation, et sans doute plus encore lorsqu’il s’agit d’un groupe, que nous parle Frédéric Meurin. De la façon dont chacun va tirer profit de cet état de fait, jusqu’au moment où l’équilibre se rompt. Malheureusement, tout cela est un peu trop dilué dans un récit qui a du mal à trouver ses marques, comme le sont les aventures sentimentales des différents personnages. On a un peu de mal à saisir le propos de l’auteur qui s’éloigne parfois du noyau de son sujet et reste à la superficie, un peu comme s’il nous invitait à assister à quelques répétitions sans que l’on ne puisse jamais voir le résultat final.
Reste une histoire plutôt agréable à suivre, mais si l’on ne peut rien reprocher à l’écriture de Frédéric Meurin, on n’y trouve pas de traits particuliers suffisamment accrocheurs pour susciter un intérêt extraordinaire. Personnellement, je suis rentré dans cette histoire parce qu’elle parle d’un milieu que je connais bien, mais je ne suis pas sûr qu’elle parvienne à séduire le plus grand nombre.

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