L'invisible


Robert Pobi
Traduit de l’anglais (Canada) par Fabrice Pointeau.





4e de couverture :
Jake Cole, profiler hors-catégorie au FBI, revient dans la maison où il a grandi. Son père, artiste de génie, à moitié fou, est mourant. Quand le shérif du coin lui demande le l’aider à résoudre un double meurtre, tout son passé ressurgit. Jake est convaincu que son père connaît l’identité de ce dépeceur fou. Et si la clé résidait dans ces milliers de tableaux peints par son père, qui semblent constituer un étrange puzzle ?
« Il y a un monstre ici. Un monstre que personne ne connaît à part moi. »


Mon avis :
Cœurs sensibles, s’abstenir ! L’invisible fait partie de ces thrillers qui donne l’impression que pour attirer le lecteur, il faut jouer la surenchère dans le gore où l’hémoglobine se calcule en hectolitres, dans le dégueulasse à t’en retourner les boyaux, l’indicible qu’on se plaît à décrire… Alors si vous les aimez saignants, vous adorerez ce roman. Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il est sacrément efficace ! Personnellement, j’avais deviné assez tôt l’identité du meurtrier, mais Robert Pobi est habile et jusqu’aux dernières pages, j’ai douté de mon intuition, imaginant coupable, tour à tour, chacun des personnages.
Côté construction dramatique, la charpente de ce récit est tout ce qui il a de classique : un flic au passé trouble, torturé par ses vieux démons se lance à la poursuite d’un tueur dont la cruauté n’a d’égale que sa faculté à ne laisser aucune trace pouvant mener à lui. Ce que l’auteur met autour est un peu plus original : le père du flic, peintre de renom, à moitié fou, délire sur son lit d’hôpital tandis qu’on annonce l’arrivée d’un ouragan de force 5 sur la région. De quoi faire monter la tension… Mais c’est avant tout la façon dont il traite son sujet, son art de la description et sa facilité à nous entraîner sur de fausses pistes qui font de ce roman un livre puissamment addictif.

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