Toute latitude (Point cardinal, tome 1)


Olivier Triquet





4e de couverture :
« j’ai commencé à vivre vraiment quand j’ai décidé d’agir pour mon seul profit. Avant cela, je n’étais personne… Pire : Je n’existais pas ! Est-ce de votre fait ou de ma faute, Seigneur ? Peu importe en réalité puisque je ne regrette rien. Si je dois être exécuté demain, je comprendrais que vous me rappelez afin que je réponde de mes agissements. En revanche, si j’en réchappe, je verrais cela comme un encouragement à poursuivre ma vie d’insoumis, libre et irrespectueux des lois humaines si éloignées des valeurs que vous inspirez. »
Olivier Lacapelle, le 14 septembre 1701.


Le parchemin porteur de ces quelques mots fut découvert par des geôliers espagnols sur le sol de la cellule du capitaine de pirates Olivier Lacapelle. Aucune trace d’effraction, pas un bruit d’évasion ni la moindre piste à suivre ! Une fois de plus, l’exécution du flibustier n’aura pas lieu… Le mystère de l’Anguille, le pirate insaisissable, était né et n’a jamais cessé de grandir depuis ce jour.
Le forban aspire aujourd’hui à vivre paisiblement. Cependant, poursuivi par sa renommée à travers les Caraïbes et épris d’une jeune femme en mal d’action, mettre fin à une carrière d’aventurier est une aventure en soi…


Pour son premier roman, Olivier Triquet vous invite au voyage sur la mer des Caraïbes à l’orée du 18ème siècle. Embarquez-vous à bord de Toute latitude, le premier tome de Point cardinal et laissez-vous éclabousser par les embruns d’humour et d’action !
Bonne traversée…


Mon avis :
Je ne sais pas vous, mais moi, les pirates, corsaires et autres gars de la flibuste, ça m’a toujours fait rêver. Que ce soit en littérature ou au cinéma, de L’île au trésor à Pirates des Caraïbes en passant par Le corsaire rouge ou Barbe-Noire le pirate sans oublier le Capitaine Hook de Peter Pan ni même l’équipage de pirates si souvent croisé dans les albums d’Asterix le gaulois, on ne peut pas nier que ces aventures maritimes soient synonymes de rêves et d’évasion. Ces fiers trois-mats navigant sur l’immensité de l’océan, apportant avec eux un parfum d’exotisme, ces aventures viriles toujours mêlées d’un soupçon de romantisme… voilà bien de quoi faire décoller notre imaginaire et nous donner une folle envie de grimper aux agrès, sabre à la main.
Lorsqu’Olivier Triquet m’a proposé Toute latitude, le premier tome de Point cardinal, je n’ai pas hésité une seconde à accepter de lui en faire une chronique, mais c’est toujours avec une légère crainte d’être déçu que j’aborde un nouvel auteur dans un genre que j’apprécie particulièrement. Sera-t-il à la hauteur de ses prédécesseurs ?
Et bien la réponse est : Oui ! J’ai été emballé par ce récit à l’écriture vigoureuse, par cette galerie de personnages bien campés et tous plus truculents les uns que les autres, par la précision de leurs caractéristiques, des rapports sociaux, des scènes d’action… L’auteur a su parfaitement se saisir des ingrédients traditionnels de la littérature du genre pour nous en donner sa recette toute personnelle, décrivant dans un style moderne les mœurs et coutumes des colonies, en ce début de dix-huitième siècle, et la situation géopolitique de l’époque. Les aventures de ces hommes de la mer sont palpitantes. On y trouve ce qu’il faut d’actions, d’intrigues et de romantisme, chaque élément savamment dosé pour tenir le lecteur en haleine.
Si ce roman m’a énormément plu, j’ai néanmoins un reproche à lui faire : il se termine sur l’ouverture d’une action. Certes, on sait qu’il va y avoir un deuxième tome… Mais c’est déjà frustrant quand il s’agit d’un épisode d’une série télévisuelle dont on sait qu’on aura la suite une semaine plus tard, alors un roman… Il faudra attendre des mois, voire beaucoup plus d’une année avant de connaître le dénouement de cette histoire, alors j’aurais aimé une fin qui soit une promesse d’une nouvelle aventure, pas cette coupure nette qui nous laisse un sentiment d’inachevé.
Cependant, Toute latitude reste un très bon roman, que je conseille chaleureusement à tous les amateurs du genre.

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