Urgence ultime


Katherine Howell
Traduit de l'anglais (Australie) par Philippe Loubat-Delranc




4e de couverture :
Sophie Philips, infirmière urgentiste à Sydney, est de garde lorsque son mari, Chris, officier de police, est retrouvé grièvement blessé à leur domicile. Comble de l'horreur, leur fils de dix mois a disparu.
Tandis que Chris est entre la vie et la mort et que l'enquête officielle menée par l'inspecteur Ella Marconi piétine, Sophie décide de s'improviser détective. Aidée d'un ami et collègue de Chris, elle se lance à la recherche de son fils.
Le compte à rebours a commencé…


Mon avis :
Urgence ultime ne se caractérise pas par une trame très originale − un enfant enlevé, on n'en compte plus les déclinaisons − ni par une approche novatrice du roman à suspense, mais pour un premier roman, il est sacrément bien ficelé, même si j'ai parfois trouvé la découpe un peu rapide (j'aurais aimé que certaines scènes se prolongent un peu).
L'auteur nous entraîne dans un monde qu'elle connaît bien, puisque avant de se consacrer à l'écriture, elle a exercé le métier d'ambulancière urgentiste. On aurait pu craindre qu'elle se laisse enfermer dans le confort du terrain connu, mais elle ne s'y attarde pas plus qu'il ne le faut et met rapidement ses connaissances au service du récit. Le point de vue de différents personnages, principalement Sophie, la mère de famille et Ella, l'enquêtrice, joue habilement sur les révélations qui viennent éclairer petit à petit l'affaire, tout en la complexifiant à loisir. Katherine Howell se plaît à nous promener sur des pistes qui s'entrecroisent, nous laissant toujours un doute quant à la destination finale.
En conclusion : un bon polar mené tambour battant, au rythme effréné d'un véhicule d'urgence qui fonce au milieu de la circulation. Angoisse garantie ! Du genre qu'on aime…

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