Les 40 signes de la pluie


Kim Stanley Robinson
Traduit de l’anglais (États-Unis) par Dominique Haas




4e de couverture :
À Washington, Anna et Charlie Quibler œuvrent aux applications des découvertes scientifiques visant à améliorer la vie sur Terre. L’enjeu est de taille : alerter le monde sur les dangers du réchauffement climatique global et convaincre une administration réticente de prendre les mesures qui s’imposent.
L’urgence devient criante lorsque des pluies torrentielles s’abattent sur la ville, bientôt engloutie sous les eaux. Pour l’humanité, l’adoption des lois préparées par Charlie est désormais une question de vie ou de mort…


Ce livre est le premier tome d’une trilogie. Il est suivi de 50 ° au-dessous de zéro et de 60 jours après.


Mon avis :
Ne vous fiez pas à la quatrième de couverture, ce premier tome n’est pas un livre-catastrophe. La plus grande partie du récit se situe avant l’arrivée des tempêtes. Bien que n’ayant pas encore lu les deux volumes suivants, j’ai l’impression que celui-ci est juste une « mise en bouche » pour nous préparer au désastre annoncé. Sachez déjà qu’il m’a donné envie d’en lire la suite…
Dans « science-fiction », il y a le mot « science »… On a parfois l’impression que certains auteurs l’oublient. Ce n’est pas le cas de Kim Stanley Robinson. D’abord, les personnages principaux sont des scientifiques, ensuite, la science est peut-être LE personnage principal. Alors, si votre esprit est réfractaire, passez votre chemin, vous risquez fort d’être largué plus vite qu’un sac de sable accroché à une montgolfière. Mais si comme moi, vous n’êtes jamais lassé d’apprendre, alors jetez-vous dans Les 40 signes de la pluie.
Je ne vous en donnerai pas quarante raisons, mais celles-ci devraient suffire :
D’abord, Kim Stanley Robinson maîtrise parfaitement son sujet. On sent qu’il a passé un temps considérable à étudier, à se documenter. Rien n’est inventé, tout est vérifiable, et ça fait encore plus froid dans le dos. Il nous parle ici de quelque chose qui se passe aujourd’hui, sous nos yeux qui se refusent bien souvent à voir la réalité. Il ne nous projette pas dans un futur plus ou moins lointain, où l’on se dit : « Oui, ça pourrait se passer comme ça… » Le futur qu’il nous propose, c’est juste demain et l’on ne peut s’empêcher de penser : « C’est déjà en train de se produire… » Ce chef de file de la Real Science Fiction nous offre un éco-thriller palpitant dans lequel se croisent des personnages à la psychologie bien fouillée, loin d’être enfermés dans leur rôle de spécialiste de tel ou tel domaine. On s’imagine tout à fait les croiser dans la rue, leur parler. On n’a aucun mal (même si l’on n’est pas scientifique) à s’identifier à l’un ou l’autre, à travers leurs travers humains.
Un petit bémol à mon enthousiasme : trois ou quatre tournures de phrases m’ont un peu désorienté… Mais là, difficile de savoir si c’est le fait de l’auteur ou du traducteur ! Quoi qu’il en soit, j’ai très envie de lire la suite. Alors, si vous n’êtes par rebuté par la science, je vous conseille fortement Les 40 signes de la pluie.

Aucun commentaire: