Blanche-Neige doit mourir


Nele Neuhaus
Traduit de l’allemand par Jacqueline Chambon





4e de couverture :
Un squelette humain est retrouvé dans une ancienne cuve de carburant, dans un ancien aéroport militaire. Un peu plus tard, une femme tombe d’un pont. Selon un témoin, elle aurait été poussée. L’enquête conduit Pia Kirchhoff et Oliver von Bodenstein dans le petit village d’Altenhain où la victime, Rita Cramer, a vécu avant son divorce d’avec un certain Hartmut Sartorius. Or, onze ans plus tôt, deux jeunes filles du bourg avaient disparu sans laisser de traces. Sur la foi de maigres indices, un garçon de vingt ans, Tobias Sartorius, avait été arrêté et condamné à dix ans de prison. Depuis quelques jours, Tobias est revenu à Altenhain… L’agression dont sa mère a été victime a-t-elle un lien avec ce retour ?
Dans le village, Pua et Bodenstein se heurtent à un mur de silence. Mais bientôt une autre jeune fille disparaît et les habitants accusent Tobias Sartorius, même si ce dernier a toujours clamé son innocence. Les preuves manquent, la police piétine et certains villageois semblent bien décidés à prendre les choses en main.


Mon avis :
J’ai entendu parler de Nele Neuhaus par quelques auteurs ou chroniqueurs avec qui j’échange volontiers sur les réseaux sociaux. C’est donc en toute confiance que je me suis procuré l’un des romans de cette auteure.
Alors, est-ce que Blanche-Neige doit mourir a répondu à mes attentes ?
Bien assez pour vous le conseiller chaudement !
D’abord, l’écriture est puissante et vous entraîne rapidement, pour ne plus vous lâcher. L’histoire est complexe, mais le récit sacrément bien construit et les personnages ne manquent pas… de personnalité ! Certains d’entre eux (les flics) apparaissent d’ailleurs dans d’autres romans de la même auteure, il est donc normal qu’on s’étende un peu sur leur quotidien en dehors de leur boulot, et ces incursions dans leur vie privée sont bien intégrées, et à aucun moment ne paraissent artificielles.
Malgré tout, je ne serais pas aussi dithyrambique que mes camarades. Erreur de traduction ou faute de l’auteur ? Je ne possède malheureusement ni la langue de Goethe ni l’ouvrage en version originale pour m’en faire une idée, mais quelques petites bourdes sont restées accrochées à la grille de mon tamis (et comme je chinoise, elle est évidemment très fine !) J’ai trouvé une ou deux répétitions disgracieuses qui auraient pu être facilement évitées. Ça pourrait être une faute de traduction, mais parmi les grumeaux (pour rester dans une métaphore pâtissière), d’autres semblent plus être du fait de l’auteure. Il ne s’agit que de détails, et qui plus est, ils n’influent pas sur le déroulement du récit, mais quand même, pour ne citer qu’un exemple, un homme qui place sa valise sur le siège arrière d’une voiture en montant et deux pages plus loin, la sort du coffre en descendant, moi, ça me fait tiquer !
Cela posé, ce roman reste une excellente surprise et j’ai vraiment pris beaucoup de plaisir à sa lecture. Si, comme moi, vous ne connaissiez pas le polar allemand ou que vous vous étiez arrêté aux aventures télévisuelles de l’inspecteur Derrick, faites vite connaissance avec Nele Neuhaus. Après les écrivains venus du Nord, les nouveaux auteurs à succès pourraient bien être des Teutons flingueurs.

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