Au-delà des tours

de Anaïs W.



 

L'histoire :

Il y a huit ans, son frère a commis l’irréparable. Depuis Debbie et ses parents, ruinés, vivent dans un petit appartement pitoyable de la cité de Palias. Derrière ses allures de garçon manqué, sa brutalité et sa désinvolture, Debbie est une jeune fille de quinze ans rongée par la culpabilité et l’incompréhension. Même ses meilleurs amis, Jonathan et Cyril, ne peuvent franchir la muraille qu’elle a bâtie autour d’elle au fil des années. Mickaël, le petit nouveau s’y essaiera pourtant avec plus ou moins de succès, jusqu’à ce qu’un nouveau drame familial ne lui coupe les ailes…
D’injustices en mauvaises nouvelles, isolée et affaiblie, Debbie va perdre définitivement pied et fuir la réalité à tout prix. Qui viendra la sauver ? Qui la convaincra de se battre une dernière fois ?

Mon avis :

Ce livre est le premier roman d’une jeune auteure et aussi le premier auto-édité que j’ai accepté de chroniquer à la suite de nos échanges sur internet.
Après tout, étant moi-même auto-édité, il me semble important que nous nous entraidions, entre auteurs indépendants… Mais ce n’est pas pour ça que je vais me montrer complaisant !
Ceci dit, je suis plutôt content, parce que je n’ai aucune envie de me montrer méchant envers qui que ce soit, et ce premier roman ne souffre guère de critique.
Bien sûr, j’ai relevé çà et là quelques petites maladresses, mais c’est un premier roman… et ces maladresses sont bien peu de choses en comparaison à la qualité générale de ce récit.
Cependant, si vous n’avez pas le moral, laissez-le dans un coin en attendant d’avoir repris du poil de la bête. C’est noir ! Terriblement noir ! Une plongée en apnée dans les tourments de cette adolescente malmenée par la vie, dont on se demande à chaque page si on va pouvoir enfin respirer un peu d’air frais. Mais le récit nous accroche et on se laisse entraîner vers cet abyme, sans regret, avec juste l’envie de rejoindre la pauvre Debbie, de lui tendre la main pour la remonter à la surface.
L’histoire se passe dans les citées, et tout en nous en montrant les aspects les plus sordides, Anaïs W. évite tous les clichés du genre. On y rencontre évidemment la « racaille » dont les médias ne nous montrent jamais qu’une seule facette, mais, et c’est là sa force, l’auteur nous en propose une autre vision, celle d’adolescents comme les autres, avec les mêmes rêves, les mêmes angoisses que tous les adolescents, qui ont juste quelques problèmes supplémentaires dus au milieu dans lequel ils évoluent.
Pour moi ce livre est une vraie bonne surprise, il mérite sincèrement qu’on s’y arrête. Je suis certain qu’Anaïs W. a encore bien des choses à écrire, et j’ai hâte de le découvrir.
Je ne ferai pas de classement par étoiles pour les auteurs auto-édités, mais je dirais simplement si le livre mérite le détour.
Pour celui-ci, c’est sans conteste un grand oui !

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