Arena 13

de Joseph Delaney.


Édité chez Bayard Jeunesse, c'est le premier volume d'une saga…

Traduit de l'anglais par Sidonie Van den Dries






Résumé de l'éditeur :


Les temps sont funestes pour l'humanité, qui a presque disparu de la Terre, vaincue par des machines douées de conscience. Les derniers humains vivent confinés dans le pays de Midgard, entouré par une infranchissable barrière de brouillard.

Au-delà, personne ne sait ce qu'est devenu le monde.

Dans les arènes de Gindeen, la seule ville du pays, des combats se succèdent toute la journée.

Dans l'arène 13, on mise sur celui qui, le premier, fera couler le sang, on parie sur celui qui trouvera la mort…

Un jour, un jeune garçon, Leif, arrive à Gindeen…

Son ambition, combattre dans l'arène 13 et défier Hob qui terrorise les habitants et vole leurs âmes. Il veut prendre sa revanche sur l'infâme créature qui a détruit sa famille, devrait-il y laisser la vie.


Joseph Delaney était professeur d'anglais avant de devenir un célèbre écrivain. C'est l'auteur de la série « L'Épouvanteur » dont les deux premiers tomes ont été adaptés au cinéma sous le titre « Le septième fils ».

Il vit en Angleterre, dans le Lancashire, une région peuplée de fantômes et de créatures surnaturelles… dont il s'inspire pour ses romans.



So what ?


Déjà, ce qui m'a énervé dès l'ouverture, c'est l'utilisation d'artifices pour « gonfler le volume ». Corps de police plus gros, interligne 1, 5, on arrive à 390 pages avec un glossaire pas vraiment utile… Les termes employés se comprennent assez facilement pour s'en passer. Tout ça est peut-être un choix de l'éditeur, mais franchement, pour moi, il ne se justifie pas. Se vendrait-il moins s'il ne faisait que 300 pages ?

Ensuite, je dois avouer que je ne suis pas spécialement attiré par la « littérature jeunesse ». J'ai un peu l'impression que c'est une catégorie dans laquelle on classe des livres un peu trop simplistes pour être proposés à tout un chacun… Personnellement, à onze ans, je lisais Jules Verne et Jack London. Je me demande si ces auteurs seraient classés « littérature jeunesse », s'il éditaient aujourd'hui…

Je ne doute pas qu'il y a d'excellents auteurs dans cette catégorie, mais ce roman de Joseph Delaney ne m'a pas emballé. Justement à cause de ce que je reproche à cette famille.

L'histoire est bonne, les personnages sont crédibles et plutôt bien décrits, mais je reste sur ma faim. L'action se passe plusieurs générations après la prise de pouvoir des machines sur l'homme, à une époque où l'humanité a régressé vers un mode de vie presque moyenâgeux, où il ne reste plus d'une modernité disparue que ces êtres faits d'un corps biologique mais dirigés par une intelligence artificielle. Le point de départ est intéressant, mais le tout manque de conviction, de précision. Deux fois au cours de ma lecture, j'ai eu le sentiment que l'auteur décrivait une scène qui se passait au coin de sa rue, de nos jours… Un peu comme lorsque, au théâtre, un comédien sort brièvement de son personnage pour redevenir l'homme qu'il est au quotidien. C'est gênant, ça laisse une impression d'inachevé.

Le héros est un jeune garçon d'une quinzaine d'année. Les ados à qui ce livre est destiné s’identifieront certainement à ce personnage et suivront son aventure avec plaisir. Comme je l'ai dit, l'histoire est bien construite. Mais si vous cherchez quelque chose d'un peu plus dense, passez votre chemin. Personnellement, je n'achèterai pas la suite.

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