Amina Tales

T1 – Soleil noir
Fredel

Merci à l'auteur pour ce partenariat.

 

 

4e de couverture :
SOLEIL NOIR est le premier Tome de la série AMINA TALES. C'est un "road movie" de SF poignant, aux personnages réalistes, dont chaque chapitre apporte son lot de suspens et de surprises pour un final étonnant. Le Roman peut se lire seul mais si le lecteur veut poursuivre l'aventure les deux suites "LUNE NOIRE" et "TERRE NOIRE" seront disponibles au format papier courant 2016. Résumé : Le soleil se meurt. Toutes les villes de la gigantesque station spatiale Eden-One sont condamnées depuis de siècles. D'étranges ombres hantent les couloirs. Refusant le programme d'euthanasie massive imposé par un pouvoir dictatorial, la famille d'Amina Tales s'est réfugiée à la périphérie de la grande roue. Mais les réserves d'énergie s'épuisent, le temps est venu de mettre fin à l'existence de la petite famille. Amina refuse de partir sans lutter, car selon une histoire racontée par son père il reste un espoir en "Dieu", au centre du complexe spatial. La jeune fille s'accroche à cette idée impossible, face à la mort elle a désespérément besoin d'une quête. Accompagnée par son étrange ami Hybert, son aventure lui fera découvrir un monde extraordinaire ainsi que ses propres origines. Confrontée à une incroyable machination, elle comprendra pourquoi elle était la seule à pouvoir sauver Eden-One. Cette bouleversante vérité la transformera à tout jamais.

Mon avis :
Vous le savez, j'adore la science-fiction, mais je suis un peu resté bloqué quelques décennies en arrière, à l'époque des auteurs mythiques tels que Philip K. Dick, Asimov, Ray Bradbury et tant d'autres… C'est donc avec une certaine méfiance que j'aborde un nouvel auteur. Le plus souvent à tort, je dois bien l'avouer. Et Fredel me prouve encore une fois combien cette méfiance est injustifiée.
L'histoire de Soleil noir se déroule un millénaire après notre vingt-et-unième siècle, à l'intérieur d'une gigantesque station, véritable « planète artificielle » où vit une partie de l'humanité. Où  vivait, plutôt, car au moment où débute le récit, seuls quelques survivants subsistent dans ce territoire technologique en train de s'éteindre, comme le soleil mourant qu'ils aperçoivent encore à travers les baies ouvrant vers l'extérieur. Toute vie est appelée à disparaître… mais il reste peut-être un faible espoir, le rêve fou qu'on peut encore sauver la station et ce qui reste d'humanité, puisque la terre, victime elle aussi de l'extinction du soleil, est aujourd'hui moribonde. Et cet espoir est placé sur les fragiles épaules d'Amina, une toute jeune fille, à peine une adolescente, qui devra trouver le moyen d'accéder au cœur du système.
Tout au long de sa quête, elle rencontrera mille obstacles, mais aussi l'aide inattendue d'Hybert qui semble en savoir beaucoup plus qu'elle-même, et peut-être la diriger sans qu'elle en ait conscience.
Mais je ne vais pas vous raconter le livre, je vous laisse le soin de le découvrir. Je vous y encourage, même.
C'est avec beaucoup de plaisir que j'ai suivi les aventures d'Amina tales et je vous le dis sans détour, j'ai hâte de découvrir les tomes 2 et 3. D'autant que tout au long de l'histoire, des ombres menaçantes planent autour  des survivants, et ce n'est qu'à la toute fin qu'on en apprend un tout petit peu plus sur ce qu'elles sont… L'auteur a tissé sa toile pour nous maintenir captifs du monde de son héroïne.
Si j'ai vraiment beaucoup aimé ce roman, quelques bémols, cependant. Rien de rédhibitoire, mais deux, trois choses m'ont gêné. Un détail tout bête, par exemple : vous l'aurez compris, Amina est une fille… alors quelle étrange idée a l'auteur de la faire uriner contre une paroi ? Voilà un réflexe bien masculin…
Autre chose : Fredel emploie une expression qui ne sort de nulle part. « Celle-part », au lieu, justement, de nulle part. On pourrait concevoir que d'ici mille ans, la langue ait évolué, que de nouvelles expressions aient fait leur apparition, mais en l'absence d'un véritable « néo-langage », cette locution isolée ressemble plus à une erreur non relevée à la relecture qu'à un choix d'inventer. Dans la même veine, on trouve une description du travail que faisaient (avant l'extinction de la station) les serviteurs androïdes : 
« Celui qui servait le soda, celui qui pliait les serviettes, celui qui ramassait les gants-datas… »
Là encore, je n'ai rien contre  le fait qu'un auteur invente des mots, du moment qu'ils servent à son dessein, encore faut-il, en l'absence de glossaire, que ceux-ci aient un sens évident. Et franchement, « gants-datas », j'ai du mal à concevoir…
Mais que ces quelques remarques ne gâchent pas votre plaisir de lecteur, Soleil noir est un bon roman, et je suis sûr que, comme moi, vous le refermerez avec qu'une envie, celle de connaître la suite des aventures d'Amina tales.

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